lundi 26 janvier 2009

David de S - IV






Revenu des steppes. Tu agites encore le glaive. Il n’y a plus d’ennemis. Mêlés aux derniers bourreaux. Alors tu tournoies. Pour le dernier combat. Vaincre les illusions. Les images vaines. Restaurer l’impossible. L’inavoué. Dévoiler l’imposture. Regarde la roche. Si longtemps compressée. Assemblage factice. Ils ont osé. La trahir l’asservir. Tu captes ses convulsions. Attends ses fractures. Guettes le surgissement. Comme une éruption de lave. Cavalier d’apocalypse. Tu t’élances dans le vide. Quitte leurs plaines. Tu n’as jamais foulé leurs certitudes. Messager de toutes les révoltes. Il fallait en finir. Ces massacres ces vengeances. Interminables. Impardonnables. Comme un fleuve de sang. Qui t’entraîne à sa perte. Tu abandonnes le sacrifice. La moisson des vies. Alors tu donnes à voir. L’autre David de S. Le tentateur. Tu allumes les brasiers. Voyant ultime. Sur ton promontoire. Nouvel Icare. Le désordre du monde. Il n’a pas de chemin. Chacun est messager. Tu es le prophète des nouvelles naissances. Le glaive n’est plus nécessaire. Parade inédite. Sur les plis de ta cape les rêves fauves. Aux muscles aguerris. Ta monture n’obéit plus. Se cabre. Frappe la rive de pierre. Elle t’entraîne vers de nouvelles terres. Nul ne sera plus soumis asservi. Les éléments s’uniront à nouveau. Nulle forteresse nulle conquête. Comme une invitation à l’oubli. Ce sera facile. Rassembler tes forces. T’élancer. Ne plus être prisonnier. Abandonner les préjugés. Le vrai combat est devant toi. Face à face. Libre. Aérien.


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G Festa - Tous droits réservés

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