lundi 26 janvier 2009

Geghard

© Walter Callens







Rendre gorge. Hurler. Les cris ne parviennent plus. Etouffé. Capturé. La hantise est revenue. Dès le seuil. Tu n’as plus de langue. L’horreur a été trop forte. Luette figée. Qui te fixe. Te somme. Tu témoigneras. Ce front privé de regard. Il émerge de sa nuit. Demande des comptes. Les anonymes. Résurrection des corps. Ils portent les stigmates. Tous leurs rêves brisés. Leur ciel. Envie de les étreindre les ranimer. Retrouver les noms. Les regards plongent se multiplient. Miroirs des souvenirs. Les demeures de la mémoire. Le témoin est là. De son gouffre glacé il t’adresse le signe. La cime protectrice. L’arche de tous les paradis perdus. Un palmier de pierre. Qui étend sa merci. Voûte de toutes les arches. La porte. Ils ont griffé les parois. Tenté d’effacer. La lumière revient se diffuse. Te révèle. Soleils de la mort et des résurrections. Les yeux. Le fard les masques. Des fêtes lointaines. Ils ont joué des nuits des jours. Multiplié les marques. Les acteurs du théâtre sont là. La scène est prête. Sous les arcades. Tendues de glaces. Le dialogue peut commencer. Chacun se reconnaîtra. Tu as offert rencontré trahi. La rémission. L’échange final. Le portrait s’anime. Le passeur pardonne. Il a tant traversé tant espéré perdu. Pour renaître. Cimier des combattants du pardon. Hors de la gangue. Les obscurs illuminés. Sans linceul. Front nu. Qui attend. Veille. Te souris. Tombe bruissante. Rien n’a été joué. Ils sont là. Ne demandent rien. Vont t’aider. Tu pourras à nouveau. Jeter le décor. Inviter. Ranimer. Chaque souvenir. Chaque sourire.

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G. Festa - (Tous droits réservés)
Walter Callens est photographe. Un parcours fasciné à travers le monde.
(Tous droits réservés)

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