lundi 26 janvier 2009

No se puede mirar

© Andranik Michaelian



Eventrée. Accouchée. Mise à mort. Mise à bas. Tu regardes la Pietà. De ses bras elle étreint encore. Elle refuse de disparaître. Ils ne pourront pas. Jamais. Comme une naissance mort-née. L’union des contraires. Salvatrice. Souveraine. Tu sais maintenant. Proclamation au ciel qui s’illumine. Tout se dresse s’évide. Il fallait retrouver la mort. Détruire les certitudes. Comme un berceau monstrueux prodigieux. Elle t’invite. Ce n’est qu’un passage. Regarde. Les pierres s’uniront à la Terre recomposeront les marches. Passage. Décombres de tous les possibles. Comme une éruption inédite. Qui ouvre le ventre. Tu t’engouffres. Rejoins les grands flux. Tu as toujours résidé ici. Babel de tes rêves tes cauchemars. Qui émerge s’enfonce fait face renonce s’offre. Les arches ne soutiennent plus rien, la coupole s’est évidée, il n’y a plus de portes. Ouverte sur le monde. Cathédrale du ciel. Tu peux venir. Tous les asiles. Toutes les purifications. Tous les tourments. Seront exaucés. Tu abordes l’Assomption. Tu es cette vigie de tous les désastres. Sa lumière n’a jamais cessé. A toujours été bonne. Répondu. Te guidera une fois encore. Et le dialogue reprendra. Mayrig. Les frises sont toujours là. Les arcades qui s’élancent. La constellation secrète. Comme une proue. Qui t’entraîne déjà dans son sillage. Tu n’es plus seul. D’autres passages. Le cercle. Ouvert.

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11.05.2006 - Georges Festa (Tous droits réservés)
Site d'Andranik Michaelian : http://www.road-to-armenia.com
(Tous droits réservés)

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