lundi 26 janvier 2009

Peaux / Skins




Commencer par fouler cette déchirure douce. Un ancien territoire. Le puzzle d’origine. Le miroir est devenu plane, ne compte plus les visages. Suaire qui dessine comme une fenêtre mate. Trame de lambeaux. Qui se recomposera. Jardin d’Eden.


La leçon d’anatomie. Comme une peau de serpent divin. Mosaïque animale. Le sang des muscles irrigué d’ivoire. Et puis cette frise qui se tend , se gonfle. Envie de revêtir l’étole. Pour quels sacrifices ? Le doigt suit les grains sphériques. Comme un retournement de soi.


La cérémonie peut commencer. Matrice ourlé de lions. Qui t’ouvre le seuil. Mise en perspective. Ou trompe-l’œil. Le drap de la vraie Cène. Des enfermements sacrés. Les élus savent. Il suffit d’agiter la bannière. Pour danser le message. Sous le masque des murs.


Et la vague te submerge. Les losanges étoilés qui défont le filet. Glissent dansent. Il y a mille clefs. Le cycle n’est jamais achevé. Tu peux interpréter. Le prisme des êtres. Qui sont les témoins. Comme autant de pardons. Tissés silencieux. Miséricordieux.


Ce paradis labyrinthe. Aux frises talismaniques. Aux trois rosaces avides. Les masques sont toujours là. Leur Tibet. Leur énigme aveuglante. Qui affleure le chaos noir. Peuplé de lotus de chair. Le bien et le mal, la vengeance et l’oubli. Le désir et l’arrachement.


Ou alors le couloir. Les pas de cette demeure perdue. Trace fragile. Ils couraient vers le bonheur se savaient heureux. Tu suis la courbe des corps. Leurs volutes. Le linceul est vivant. De fêtes nouvelles. De tous les possibles. Il suffit de te laisser guider.


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GeorgesFesta - 2007 - Tous droits réservés


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