dimanche 15 mars 2009

Yéghiché Tcharents

Yéghiché Tcharents - Martiros Saryan, 1976



Ode au Soleil

(extrait)



D'une main de fer il s’est élancé,
Sistre d’or, vers l’altitude.
Le sistre d’or a pris feu,
Se faisant blessure sanglante.
Dans le ciel de jacinthe il s'est embrasé
Et verse son sang brûlant,
Sacrifié dans le ciel limpide
Bienfaits de sa mort ardente…
Ce soleil, rouge et mûr,
Suspendu, tel un fruit de lumière
En quête de lèvres nostalgiques
D’excitation et de passion.
En quête de lèvres chaudes et de hanches,
De caresses ardentes et de sang,
Ce soleil rouge et mûr
Bienfaits de sa pureté mourante…
Telles les hanches d’une jeune fille
Qui rêve, mûr et ardent
Brûle le sistre du soleil
Parmi le rêve infini du monde.
Dans les prés s’élancent les poulains,
Hennissant, ardents et frémissants.
Les jeunes filles évoquent des choses impures
Tandis que rit le soleil devenu fou…
Vois se nourrir du soleil
Ces chevaux d’or ; dénudées, ces jeunes folles
Lui sucent les lèvres.
Embrasées, les lèvres brûlantes,
Elles étreignent, respirent le feu,
Redoutant d’être privées de ses rayons.
Oh, voilà comment je te veux !
Il me semble être en chemin, dans les prés azur du ciel,
Et je vais heureux et insouciant
Avec la lumière pour compagne.
Femme, sœur et âme
Elle brûle et je me brûle tel un fou.
Dans la vie de tous nous nous fondons,
Et la vie est fièvre et miracle.

______

Traduction : Georges Festa - 03.2009

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