mercredi 1 avril 2009

Rouben Galichian



Arménie – Cartographie : Tout près du Paradis
L’Arménie et ses voisins au cours du premier millénaire
Exploration et aventures de la cartographie

par Gregory Lima

(The Armenian Reporter, 17.11.2007)


Légendes des illustrations figurant dans l'article original :

- Carte en forme du « T dans l’O » où le nord est figuré sur la gauche. L’hémisphère sud, inférieur, est signalé comme dépourvu de vie, tandis que l’hémisphère nord, à gauche, est divisé en trois continents : Asie (au sommet), Europe (en bas, à gauche) et Afrique (en bas, à droite) à la manière des cartes en TO. L’Arménie figure au nord-est de l’Asie. Extrait d’Isidore de Séville (560-636 ap. J.-C.) : Etymologiae, écrit à l’origine au 7e siècle.
- Sur cette carte le géographe et scientifique allemand Athanasius Kircher (1601-1680) représente le Paradis Terrestre, qui se trouve à côté de l’Arménie. En haut à droite, la carte montre le mont Ararat et l’arche de Noé, qui a la forme d’un édifice de trois étages perché sur son sommet.
- Carte du monde du géographe persan Al-Qazwini (1203-1283), où les conditions climatiques extrêmes, ainsi que le jour et la nuit polaire, sont décrits. L’Arménie est située entre le Tigre et l’Arax.
- Carte du Caucase sud, par le géographe persan Al-Istakhri, dessinée à l’origine durant le 10e siècle. Elle montre les rivières Kura et Arax s’écoulant dans la mer Caspienne (en haut à droite). Au nord de Kura/Arax le territoire est appelé Arran (l’Albanie caucasienne). Au sud de l’Arax, on voit l’Azerbaïdjan à l’est et l’Arménie à l’ouest. Le mont Ararat est représenté sous la forme de deux pyramides. La lac oblong en bas, intitulé « Le lac arménien », est le lac de Van.
- Carte d’« Arménie, Colchide, Ibérie et Albanie » de Ptolémée (90 – 168 ap. J.-C.), dessinée au 16e siècle. Elle montre la Grande Arménie (Armenia Maior) qui s’étend sur le territoire des montagnes d’Arménie, avec l’Albanie [du Caucase], l’Ibérie et la Colchide au nord, et la Petite Arménie sur la gauche. Au 20e siècle, le territoire de l’Albanie fut renommé « Azerbaïdjan ». C’est l’une des cartes de la Geographia de Ptolémée, redessinée par Munster en Allemagne au 16e siècle.
- Carte ottomane de 1803-1804, présentant le territoire occupé par l’empire ottoman. La région en haut à droite, sous la mer Noire, est le vilayet d’Erzerum. En dessous se trouve celui de Van. Entre ces deux vilayets il est écrit « Ermenistan » [Arménie]. Erzerum, Van et les villes environnantes sont donc indiquées comme se trouvant en Arménie.
- Partie de la carte dessinée par l’historien et éditeur arménien Eremia Keomurjian (1637-1695), qui vécut et travailla à Constantinople. Cette carte montre toutes les églises, les monastères et centres religieux arméniens importants, situés dans l’Arménie historique et les régions environnantes. Elle fut découverte à l’université de Bologne en 1991. La région reproduite montre la partie orientale de l’Arménie, avec les quatre sommets du mont Ararat, le lac voisin circulaire de Sevan, la vaste cathédrale du Saint-Siège à Etchmiadzine, le mont Ararat (montré de profil) et d’autres églises importantes sur le territoire de l’Arménie orientale. La carte est manuscrite et datée de 1691.


Dans la plus ancienne description du monde à avoir survécu au tumulte des Barbares de toutes époques – la carte la plus ancienne qui ait été jamais découverte, une tablette d’argile datant du 6e siècle avant J.-C. -, le monde connu est divisé en trois parties, dont l’une est l’Arménie.
Au centre de cette carte se trouve Babylone. Au-dessus de Babylone, à l’est, se trouve l’Assyrie, et entre Babylone et l’Assyrie, plus bas, se trouve l’Arménie. La carte inclut les montagnes d’Arménie, qui sont la source du fleuve Euphrate, montré s’écoulant à travers Babylone dans les marécages et dans le golfe Persique. Le document indique plusieurs villes. L’une de ces villes premières est en Arménie.
Cette carte est à l’origine d’une aventure historique, le sobre, érudit et très lisible Cartes historiques de l’Arménie de Rouben Galichian, grand et beau livre passionnant, dont on aimerait être l’auteur.
En étudiant ces cartes, on se rappelle du vieil adage : le plus petit crayon est plus fiable que la mémoire la plus vaste. Prenez note si vous voulez vous souvenir – mais rappelez-vous de l’endroit – et priez que tout cela demeure encore demain. Au cours du temps, seule une partie de nos témoignages écrits réussiront à survivre, mais ceux-là n’ont pas de prix. Les cartes authentiques qui ont survécu sont un fragment vital de l’héritage humain, une partie d’un témoignage retrouvé, fait de pierres aiguisées, de stylets ou de plumes qui, tout au long des millénaires, ont préservé la mémoire de l’humanité.
Rouben Galichian s’est passionné sa vie durant pour les cartes, les recueillant et consultant des dépôts à travers le monde, dédiés à l’héritage cartographique de la Terre, telle que l’ont mesurée et représentée les âges successifs. « Ce sont des éléments vitaux et imbriqués au coeur de la grande histoire, de la science et du commerce international », explique-t-il. A travers ses études sur plus de trente ans, il a centré son attention, d’un oeil pénétrant, sur la région dont fait partie l’Arménie.
Sa toute dernière publication, Les Pays au sud du Caucase dans les cartes du Moyen Age : Arménie, Géorgie et Azerbaïdjan, a été présentée récemment dans la salle d’honneur du Matenadaran, lieu dépositaire de manuscrits à Erevan, où nous sommes tombés sur un exemplaire ouvert de l’ouvrage. Sept cartes provenant de sa collection y figurent.
L’objectif déclaré de cette dernière publication est d’apporter à des lecteurs intéressés des témoignages historiques sur cette région, alors que l’Union Européenne continue de repousser ses frontières vers l’Est en vue d’inclure certains pays de l’ex-Union Soviétique et peut-être la Turquie, dont 97 % du territoire est géographiquement connu sous le nom d’Asie mineure.
Si la Turquie parvient à la rejoindre, l’Union Européenne au sud-est partagera des frontières communes avec la Syrie, l’Irak, l’Iran, l’Azerbaïdjan, l’Arménie et la Géorgie.
Il est temps, dit l’auteur, de montrer à l’opinion européenne et ailleurs cette région, telle qu’elle apparaissait dans les cartes qui ont traversé les époques. Elles nous racontent une histoire souvent plus merveilleuse en terme d’imagination que la plupart d’entre nous pourraient le penser. En même temps, sur le plan factuel, ces cartes livrent un témoignage historique bien différent des histoires officielles véhiculées par de soi-disant universitaires et historiens.

Rouben Galichian tire trois conclusions majeures de sa vaste collection de cartes issues des traditions chrétienne latine médiévale, byzantine, islamique, syriaque et arménienne, qu’il a réunies à partir des manuscrits en rapport conservés dans les bibliothèques et les musées du monde entier :

1. Dans l’Antiquité, avant ce que l’on appelle l’ère chrétienne, le pays actuellement connu sous le nom de Géorgie comprenait les territoires appelés Colchide-Imeritie-Abkhazie, Karthlie ou Ibérie, et Mingrélie. L’union de ces territoires durant les 11e et 12e siècles créa la Géorgie que nous connaissons. Le nom de Géorgie apparaît sur les cartes du 13e siècle et la Géorgie actuelle occupe plus ou moins le même territoire qu’elle possédait au Moyen Age.
2. A l’époque médiévale, le territoire occupé par l’actuelle république d’Azerbaïdjan s’appelait Albanie (Aran en persan et Aghvank en arménien). Cette Albanie du Caucase était un pays chrétien. Il devint chrétien au 4e siècle, à la même période que l’Arménie, et fut représenté durant des siècles comme nation soeur des communautés chrétiennes à Jérusalem. Il disparut entre le 9e et le 10e siècles. Plus tard, ces territoires furent divisés entre les khanats du Daghestan, de Derbend, de Shirwan, de Talish et autres. « Suite à un montage politique, le nom d’« Azerbaïdjan », qui appartenait depuis plus de deux mille ans à la province du nord-ouest iranien au-delà de l’Arax, fut donné à ce territoire. Ce qui eu lieu en 1918. », dit-il. Aujourd’hui, l’Azerbaïdjan occupe le territoire de l’Albanie plus certaines régions voisines. Le fait de rebaptiser l’ancienne Albanie en Azerbaïdjan, précise Galchian, « était un stratagème des mouvements panturquistes pour unir les régions allant de la Turquie à l’Asie centrale en une ceinture continue de peuples turcophones et séparer le véritable Azerbaïdjan de l’Iran ».
3. La situation géographique de l’Arménie a toujours été indiquée comme étant au sud de la Géorgie et de l’Albanie. Elle s’étendait au-delà de l’Arax vers le sud-est, au-delà du lac de Van et aussi loin qu’allaient le plateau ou les montagnes d’Arménie. « C’est là où vécurent les premiers Arméniens mille ans avant l’ère chrétienne et jusqu’en 1915. L’Arménie perdit son indépendance au 11e siècle et l’Arménie occidentale fut gouvernée successivement par les Seldjoukides, les Mongols et les Ottomans, qui en 1915 « purifièrent » ethniquement le territoire de ses populations indigènes. » Il en résulte que l’Arménie, qui occupait le territoire du plateau arménien depuis près de 2 600 ans, est maintenant coincée entre l’Iran, la Turquie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan, occupant 10 % environ de ce qui était connu historiquement sous le nom d’Arménie.

Telle une collection de timbres

Galichian livre une richesse de données qui sont autant d’invitations à des études ultérieures sur les cartes et les développements culturels des périodes au cours desquelles ces cartes furent conçues. Comme les timbres, les cartes intéressent par elles-mêmes en tant qu’œuvres d’art, mais elles étaient fabriquées pour livrer des informations spécifiques. A l’instar encore des timbres, elles étaient censées être utilisées. Dans le cas des cartes, leur usage était de décrire le monde dans sa totalité ou en partie, tel qu’il était connu par les géographes, les marchands, les voyageurs, les fabulistes et parfois même rêvé par les théologiens.
Dans les temps très anciens, les cartes avaient habituellement un but très simple : si vous voulez aller de tel endroit à tel endroit, suivez cette ligne et passez ici ou là. Il pouvait y avoir des rivières à franchir ou des montagnes à gravir. Puis, des cartes plus complexes furent créées, qui pouvaient inclure une grande variété d’informations. Les zones climatiques étaient tracées en cinq bandes latérales successives, la plus chaude en haut, le sud avec un soleil torride, et deux zones au nord où l’on était heureux qu’il n’y fasse pas aussi sombre qu’en pleine nuit et de ne pas y mourir de froid. Les études géographiques et la cartographie remontaient à l’Antiquité grecque avec Ptolémée, qui vécut entre 90 av. J.-C. et 168 ap. J.-C. Sa Geographia fut utilisée en Europe jusqu’à la fin du 16e siècle.
Galichian nous apprend qu’au Moyen Age, dès le 6e siècle, le principal but des concepteurs de cartes fut la cartographie religieuse. Les Pères de l’Eglise, qui cherchaient à orienter le type d’information accessible à la population, ne s’intéressaient pas aux cartes qui pouvaient vous envoyer en Inde ; ils s’intéressaient davantage à vous emmener au Paradis. L’exactitude géographique dut ainsi céder une place à l’interprétation du monde selon les Ecritures.
Dans la cartographie chrétienne médiévale, le monde était représenté comme un disque entouré de mers, avec Jérusalem en son centre et l’Eden sur sa bordure orientale. Ces cartes incluaient l’Arménie, parfois avec ses principaux fleuves, l’Euphrate, le Tigre et l’Arax, et presque toujours le mont Ararat avec l’Arche de Noé à son sommet.
Parfois, sur les cartes qui montrent le Paradis sur terre, le cartographe pousse légèrement l’Arménie vers la droite pour y dessiner Adam et Eve. Dans l’une de ces cartes, l’Arménie entoure, ou du moins se situe tout près du Paradis. Adam et Eve sont représentés si près que si leurs enfants y étaient restés, ils auraient pu demander la citoyenneté arménienne…

De nombreuses questions posées

Sur une autre carte, que voit-on tout près ? Toutes les entrées du Jardin d’Eden sont bloquées par des anges armés, comme si vivre dans ce voisinage et être de lignée arménienne ne suffisait probablement pas à vous ouvrir les portes du Paradis…
Vous pouviez peut-être voyager sur la meilleure de ces cartes, mais la chose n’eut pas été facile. Et encore, avec un sens affirmé de l’orientation, car comme le dit un ancien proverbe persan, « si tu poses assez de questions, alors tu peux arriver en Chine ».
Néanmoins, sur les portulans utilisés à des fins de navigation et qui n’indiquaient en général que les villes côtières, lorsqu’ils incluaient la région de l’Asie mineure, alors l’Arménie, ses montagnes et certaines de ses villes sont indiquées, bien que l’Arménie n’avait aucun accès à la mer. Galichian suggère que le nom Arménie était connu des concepteurs génois et catalans de portulans grâce aux marchands arméniens, qui commerçaient à travers toute l’Europe et dans une partie de l’Asie.
En ce qui concerne les Arméniens et le commerce en Asie, mes propres recherches indiquent l’existence d’une petite flotte commerciale, contrôlée par des Arméniens, dans l’océan Indien et le golfe Persique, avant l’arrivée des puissances maritimes européennes. Les vaisseaux arméniens risquaient beaucoup, car ils étaient menacés par les pirates du golfe Persique, que les navires de guerre européens, mieux armés, purent ensuite maîtriser.
A partir du 10e siècle, les géographes musulmans commencèrent à créer des cartes sans aucune restriction religieuse et, dans leurs tentatives pour représenter le monde, ils abandonnèrent tout contenu religieux et mythologique. Galichian reproduit la carte de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan et d’Aran (Albanie), du géographe persan Al-Istakhri au 10e siècle.
Les cartes musulmanes de la région montrent à la fois la Grande Arménie et la Petite Arménie. Dans un commentaire sur l’une de ces cartes au 14e siècle, le géographe Al-Mustawfi déclare : « Il existe deux Arménies, la Grande Arménie et la Petite Arménie. La Petite Arménie n’est pas gouvernée par les Persans. La Grande Arménie est gouvernée par le roi de Perse et paie chaque année des impôts à la Perse équivalents à 3 toumans par moustache. » Si ailleurs, au moment des impôts, les gens cherchaient des indications utiles, cela peut donner à penser qu’en Grande Arménie c’était probablement un moment florissant pour les barbiers aux rasoirs affûtés.
Plus sérieusement, chaque famille devait payer des impôts pour défendre son existence ancestrale, mais cela n’est juste que si, pour chaque moustache, ces trois toumans n’étaient pas une forme déguisée d’esclavage, mais un tarif accessible et équitable. Etait-ce le cas ? Tel est le genre de questions que soulève cette étude et qui peut vous amener à enquêter plus loin. Et puis il y a tous les noms de lieux, dont certains auront une résonance toute particulière pour le lecteur. Pour le critique, le débat de Galichian quant à l’indication des Portes Caspiennes sur une série de cartes m’a particulièrement intéressé.

Le jardin de pastèques fortifié

Derrière les Portes Caspiennes se trouvait une muraille peu connue, érigée par l’armée romaine de l’empereur Valérien, qui fut capturé. Elle partait de la mer Caspienne et traversait la passe montagneuse de ces Portes sur une longueur indéterminée. C’était une protection massive contre les incursions des peuplades turciques. Il y a plusieurs années, j’ai visité, étudié et écrit au sujet de cette muraille quasi inconnue. A l’instar de la Muraille de Chine, elle échoua à arrêter les envahisseurs et fut alors oubliée, beaucoup de ses énormes pans de brique rouge, de style romain, étant recyclés ailleurs aux alentours, les tribus locales de Turcomans se souvenant de ces vestiges qu’ils appelaient le Serpent rouge. Un jour, en compagnie de l’archéologue David Stronach, nous découvrîmes la partie terminale de ce qui fut jadis une grande muraille, quoique inutile. Elle s’achevait dans ce qui était devenu un jardin très large, en hauteur, de pastèques. C’était une découverte archéologique d’importance. Parfois de fiers ouvrages passent à des lézards qui gambadent sur des blocs brisés, et parfois toute une période de l’histoire finit en pastèques ! (Voir Gregory Lima, « Le jardin de pastèques fortifié », The Flame, 1979).
Pour revenir aux témoignages du livre de Galichian, les manuscrits et cartes musulmanes détaillent au cours des siècles les villes et les centres urbains attribués à l’Arménie. Sur ces cartes les villes de Van, Arjesh, Vostan, Bitlis, Khlat, Manazkert et Erzerum sont toutes en Arménie. « Ces détails sont aussi donnés dans le premier manuscrit de géographie préparé par le géographe ottoman Ketib Chelebi, précise Galichian. Dans les cartes et les livres ottomans, le nom d’Arménie apparaît sur la région de Van à Erzerum, jusqu’au milieu du 19e siècle. Puis le nom diminue en fréquence et disparaît finalement pour être remplacé dans les cartes ultérieures par « Anatolie orientale », ce qui signifie littéralement « l’Est de l’Est » ». A mon avis, tout cet « Est de l’Est » signifie la région qui vous suit, si vous allez dans cette direction.
Une des cartes en langue arménienne d’une importance fondamentale, que l’on ignorait, est une carte manuscrite qui resta inconnue durant trois siècles en Italie dans la bibliothèque de l’université de Bologne. Réalisée à la plume et à l’aquarelle, elle est constituée de nombreux pièces collées sur un canevas et représente les églises, les monastères et les sanctuaires arméniens dans l’empire ottoman. Elle fut réalisée à Constantinople par l’érudit arménien Eremia Celebi Keomicurean. Elle a fait l’objet d’une monographie publiée en 2000 en italien par Gabriella Uluhogian, professeur de langue et d’histoire arméniennes à l’université de Bologne. Au moyen d’une analyse toponymique et philologique des lieux de culte arméniens, elle est parvenue à reconstituer la structure institutionnelle et territoriale de l’Arménie à cette période.

Rouben Galichian a réussi dans ces deux volumes à ranimer des archives poussiéreuses à travers le monde et à remettre entre nos mains un rare présent : des sources historiques millénaires de premier ordre, qui font plus qu’amplifier ce que nous pouvions savoir déjà. Les informations que nous livrent ces cartes historiques apportent des connaissances aux plus savants d’entre nous, souvent d’une manière intéressante et inattendue. Les cartes n’ont jamais été plus fascinantes, lorsque Rouben Galichian nous montre ce qu’il a découvert à la British Library, à Oxford ou à Cambridge, à Berlin, Paris, au Vatican ou au Matenadaran, aidant de son érudition mesurée le lecteur à comprendre et aimer ce qu’il voit.


Rouben Galichian. Historic Maps of Armenia : The Cartographic Heritage. [Cartes historiques de l’Arménie : un héritage cartographique] Londres : I. B. Tauris, 2004. 238 p., 28 x 31 cm. Publié aussi par Printinfo en arménien et en russe en 2005.
Rouben Galichian. Countries South of the Caucasus in Medieval Mapping. Armenia, Georgia and Azerbaijan. [Les Pays au sud du Caucase dans la cartographie médiévale] En anglais, avec une traduction arménienne du texte complet dans un fascicule annexe. Londres : Institut Komitas, et Erevan : Printinfo Art Books, 2007. 208 + 92 p., 28 x 22 cm. Distribué par Garod Books : info@garodbooks.com

Traduction : Georges Festa - Tous droits réservés
Précédemment publiée en janvier 2008 après accord de l'éditeur

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