dimanche 17 mai 2009

Génocide arménien : affaires de familles

© http://www.ermenisoykirimi.net/


Génocide arménien
Affaires de familles : élites locales et structures du génocide

par Ugur Umit Ungor

www.armenianweekly.com


Le 23 mai 1915, le ministre ottoman de l’Intérieur, Mehmed Talaat Pacha, décrète la déportation intégrale de tous les Arméniens vers le désert syrien. Deux jours après, dans la province éloignée de Dyarbekir, le gouverneur, le Dr Mehmed Reshid, organise la destruction de l’élite arménienne en ordonnant l’exécution de 807 notables. Les victimes furent menottées, embarquées sur le Tigre vers une gorge, descendues à terre, dépouillées de leurs effets personnels et de leurs vêtements, puis assassinées à l’aide de couteaux et de haches. Le 30 mai, le processus se répéta avec 674 Arméniens de Dyarbekir. La destruction de l’élite fut suivie par celle de la population arménienne en général, prenant la forme, durant l’été 1915, du processus génocidaire peut-être le plus cruel de toutes les provinces ottomanes. [1]

Cette particularité d’ordre qualitatif du génocide à Dyarbekir peut être complétée sur le plan quantitatif. La publication récente du Livre Noir de Talaat Pacha a relancé le débat sur les aspects quantitatifs du processus de déportation et de destruction, éclairant cette question. [2] L’ouvrage est basé sur le carnet manuscrit qui fut conservé par sa veuve et remis à un journaliste turc, Murat Bardakci, en 1982, et recense les statistiques des déportations par province. [3] Il répond à certaines des questions les plus fondamentales au sujet du génocide arménien, mais suscite aussi d’autres questions pertinentes. Par exemple, ces statistiques démontrent clairement ce que les historiens proposaient depuis quelque temps – à savoir que le processus généralisé de destruction manifeste une divergence entre les provinces occidentales et orientales de l’empire ottoman ; les taux de mortalité dans les provinces orientales sont plus élevés que dans celles de l’ouest. Par exemple, alors que la déportation et la destruction des Arméniens à Dyarbekir fut quasi totale (97 %), dans la province de Konya cette proportion est de 61 %. A quoi peut-on attribuer cette différence ? Pourquoi le génocide arménien fut-il aussi exacerbé à Dyarbekir ?

Cet article va exposer certains des processus sociaux et de structures de pouvoir qui ont pu modéliser cette divergence en terme de processus de destruction. Il s’intéressera à la manière avec laquelle l’élite locale des Jeunes-Turcs à Dyarbekir géra ses fondements de pouvoir, et suggère comment cela a pu affecter le déroulement du génocide dans cette province. L’accent sera mis sur les relations interethniques à Dyarbekir à la veille de la Première Guerre mondiale.


Les Jeunes-Turcs locaux dans la province de Dyarbekir

Profondément intégrés dans la structure sociale de Dyarbekir, des réseaux de riches et influentes familles de notables musulmans, qui jouèrent historiquement le rôle d’autorités locales dans la ville, s’entrecroisaient tout en rivalisant. Telles, par exemple, les familles Cizrelizade et Ekinci, qui vivaient aux abords de la place principale. La très puissante dynastie Pirinccizade vivait près de la Grande mosquée et la famille Ocak près de la mosquée Melik Ahmed, tandis que les Cizrelizade vivaient dans une vaste demeure près de la mosquée Iskender Pacha. Leurs voisins étaient d’un côté la puissante famille Ekinci, de l’autre la famille Iskender Pacha. Plusieurs importantes dynasties kurdes telles que les Zazazade et les Cemilpasazade, ainsi que des chefs influents originaires de Hazro, Kulp et Lice, possédaient des résidences dans le quartier d’Ali Pacha. Souvent, ils allaient et venaient entre leur région d’origine et la ville. Les Cemilpasazade jouèrent un rôle particulièrement important comme pionniers du nationalisme kurde. [4] A des degrés divers, toutes ces élites locales étaient connectées entre elles par de multiples liens familiaux : les Cizrelizade étaient liés par alliance avec les Yasinzade, les Muftuzade étaient liés et en partie mêlés aux Direkcizade, plusieurs femmes des Zazazade avaient conclu des mariages avec la famille Gevranizade, les Cemilpasazade étaient proches par alliance des Azizoglu, et la puissante dynastie Pirinccizade était connectée à la plupart de ces familles par des liens matrimoniaux. [5]

Les flux et reflux politiques dans la ville de Dyarbekir furent souvent décisifs pour la politique dans la province. La rivalité entre ces familles pouvait atteindre un point culminant, lorsqu’elles s’engageaient dans une compétition féroce pour avoir accès aux fonctions étatiques locales. Ce qui se traduisait souvent par des formes de corruption et de népotisme, dont fut témoin le voyageur britannique David Fraser, lequel affirmait en 1909 qu’à Dyarbekir « la mauvaise administration est à son comble, et à l’intérieur de ses murs nulle justice pour les honnêtes gens et nulle protection pour les faibles. » [6] Situation produite par les rivalités à l’intérieur d’une classe de notables urbains, couplée à la relative faiblesse de l’autorité de l’Etat central.

Même à Dyarbekir, bien éloignée des convulsions balkaniques, des tensions entre musulmans et chrétiens apparaissaient. Dans la ville, les débats nationaux sur le thème de l’identité et les conceptions sur la politique démographique alimentaient déjà rivalités et conflits entre des factions politiques organisées en fonction des origines ethniques. Bien avant la guerre, Muftuzade Seref Ulug proposa de déclarer un boycott économique à l’encontre des « traîtres Arméniens » afin de renforcer le pouvoir économique des musulmans. [7] A l’inverse, les Arméniens de Dyarbekir étaient généralement opposés aux Russes et beaucoup étaient adhérents du parti Dachnak, qui désirait l’autonomie pour les Arméniens. Concrètement, son programme visait à davantage de liberté et de décentralisation dans l’administration ottomane des provinces de l’Est, l’introduction de l’arménien comme langue d’enseignement et officielle, et à mettre fin aux injustices, aux usurpations et aux expropriations commises principalement par certaines tribus kurdes contre des paysans (arméniens). [8]

Bien que moins organisé et implanté que son homologue arménien, le nationalisme kurde existait aussi dans la province. Le 19 septembre 1908, les nationalistes kurdes fondèrent à Dyarbekir une section de l’Association Kurde de Secours et de Progrès. [9] Selon ses statuts, celle-ci avait pour but de respecter la Constitution, poursuivre la notion d’ottomanisme, mettre fin aux guerres tribales et maintenir « harmonie et bonnes relations entre leurs compatriotes les Arméniens, les Nestoriens et les autres sujets ottomans. » [10]

Le Comité Union et Progrès (CUP) ne resta pas non plus inactif dans la province de Dyarbekir. Une première section du CUP fut créée à Dyarbekir le 23 juillet 1908 par Ziya Gokalp, par ailleurs natif de la région et qui la représenta au Comité Central du parti. [11] Gokalp lança le journal Peyman, qui adopta un ton relativement modeste et mettait l’accent sur la coexistence au sein des divers sujets ottomans. [12] Mais après les défaites catastrophiques des guerres balkaniques, le climat changea et les relations interethniques se polarisèrent. La dictature du CUP exerçait son influence à travers un réseau d’adhérents, pour l’essentiel des Kurdes urbanisés. Les membres les plus influents du CUP à Dyarbekir étaient liés à la riche et puissante dynastie Pirinccizade, qui possédait de vastes domaines dans la province, y compris des rizières à l’ouest de la ville. La dynastie Pirinccizade aurait possédé 30 villages dans le voisinage de Dyarbekir. [13]

Un de ses membres était le député Aziz Feyzi (1879-1933), le fils de Pirinccizade Arif, qui avait adhéré à l’Association Kurde de Secours et de Progrès. Selon un rapport allemand, Feyzi entreprit un voyage d’étude en Allemagne en 1911. [14] Au nom de plusieurs autres notables de Dyarbekir, il protesta avec véhémence au Parlement ottoman contre un plan proposé par le gouvernement et visant à exproprier de puissants propriétaires fonciers. C’est alors que Feyzi rejoignit la ligne dure des Jeunes-Turcs. Il eut de féroces et hostiles débats avec un parlementaire arménien, Vartkes Serengulian (1871-1915), qu’il accusa de visées séparatistes. [15] Il devint de plus en plus fanatique dans ses sentiments anti-Arméniens et aurait assassiné en 1913 Ohannes Kazazian, un Arménien catholique originaire de Mardin, dont il était le rival politique lors des élections. [16] Etant donné sa réputation, la nomination de Feyzi à Dyarbekir suscita émoi et inquiétude parmi les politiciens arméniens locaux. [17] Parmi les autres sympathisants du CUP à Dyarbekir figuraient aussi Pirinccizade Sidki (Taranci), Yasinzade Sevki (Ekinci), son frère Yasinzade Yahya (Ekinci), Muftuzade Seref (Ulug) et d’autres, moins éminents. [18]

La polarisation des relations interethniques, 1913-1914

La perte des Balkans en 1913 se répercuta à travers la société ottomane, y compris la lointaine Dyarbekir. Comme si cela n’avait pas été suffisamment traumatisant, de vagues pourparlers et des étapes lentes, mais délibérées, vers un projet de réforme visant à « résoudre » la Question arménienne, pour lequel seraient nommés des « inspecteurs » européens afin d’assurer une plus grande autonomie des Arméniens et des Kurdes, déclenchèrent davantage d’inquiétudes et de craintes parmi les musulmans, y compris ceux de Dyarbekir. Juste après la signature du traité de Londres, le gouverneur de Dyarbekir adressa un rapport au gouvernement notant que les pourparlers en vue d’un projet de réforme provoquaient des troubles et une agitation sociale au sein des groupes ethniques de Dyarbekir. D’après le gouverneur, ces rumeurs de réforme « causent beaucoup d’énervement et d’inquiétude parmi la population musulmane. » Des spéculations dans les journaux sur l’éventuelle adoption et la possible mise en œuvre d’un plan de réforme « offensent les sentiments et les esprits des musulmans et ont dernièrement donné lieu à des tumultes. » Le gouverneur soutient que la classe moyenne musulmane à Dyarbekir a foi dans le gouvernement, mais ne peut rester « indifférente à une telle question qui affecte l’existence et l’avenir de notre patrie [istikbal-i memleketimiz]. » Les musulmans, conclut-il, dans son rapport, rejetteront un tel projet de réforme et il « ne saurait exclure la possibilité que de terribles conséquences [fena neticeler] n’en émergent à l’avenir. » [19]

Le projet final de réforme envisageait la création de deux provinces à partir de six vilayets (Erzeroum, Van, Bitlis, Dyarbekir, Mamuret-ul Aziz et Sivas) et nommait deux inspecteurs européens afin de superviser les affaires arméniennes. Le texte de la réforme fut validé sous forme de loi en février 1914. Au printemps 1914, la réaction brutale de la part des musulmans eut lieu, comme s’y attendait le gouverneur. Dans un autre rapport, il fait état d’affrontements et d’émeutes entre musulmans et chrétiens dans le bazar et le centre ville de Dyarbekir. Les musulmans exprimèrent leur haine des Arméniens en peignant des graffitis hostiles aux chrétiens sur les murs et en insultant des symboles chrétiens tels que des crucifix avec une « impiété répugnante ». Le gouverneur conclue que la situation à Dyarbekir était véritablement « défavorable aux chrétiens » et que les communautés chrétiennes sont « complètement désespérées ». [20] Ceux qui tirèrent profit de ce climat de haine anti-Arméniens furent les tenants du pouvoir local du CUP. Durant l’été 1914, alors que la crise en Europe s’approfondissait, l’inspecteur civil ottoman Mihran Boyadjian se rendit à Dyarbekir et rencontra sur sa route Pirinccizade Aziz Feyzi, tenant de la ligne dure des Jeunes-Turcs. Feyzi menaça quasi ouvertement les Arméniens en les condamnant amèrement :

« Chemin faisant, nous parlâmes souvent de politique dans la voiture. Feyzi Bey ne manqua pas de glisser au cours de la conversation plusieurs menaces contre mes coreligionnaires. « Les Arméniens, répéta-t-il avec amertume, se sont mal conduits envers nous lors de nos revers durant les guerres balkaniques. Le Patriarche Zaven, le catholicos d’Etchmiadzine et Nubar [Pacha] ont cherché à faire appel à une intervention extérieure. Cela vous coûtera cher, mon ami. Votre avenir est en danger. » [21] Finalement, Aziz Feyzi le prévient : « Vous allez voir maintenant ce que cela signifie demander des réformes ! » [22]

La radicalisation des élites politiques annonçait une crise générale en profondeur des relations interethniques à Dyarbekir, qui atteignit désormais un seuil entre haine et violence. Ce seuil fut franchi lorsqu’en août 1914 le marché aux grains de Dyarbekir fut le théâtre d’un pillage en masse, de nombreux marchands musulmans se rassemblant et saisissant l’opportunité de piller les magasins des chrétiens et d’incendier leurs boutiques. Il s’avéra bientôt que le chef de la police locale, un fidèle des Jeunes-Turcs, Memduh Bey, avait « autorisé les Kurdes et les musulmans à piller les magasins des Arméniens. » [23] Selon Mihran Boyadjian, Memduh Bey mit lui-même le feu afin de créer l’opportunité d’un pillage. [24] Non seulement l’implication des autorités locales était entière, mais leur inaction impliquait une approbation tacite de ce pogrom.

La guerre et les violences qui s’ensuivirent dans les Balkans entraînèrent une radicalisation notable dans la pensée et la politique des Jeunes-Turcs. Leur conviction selon laquelle la catastrophe des Balkans ne devrait jamais être permise dans les territoires restants de l’empire ottoman, en particulier les provinces orientales, donna naissance à des formes sans précédent de politique démographique. Une des issues majeures de ce processus était une crainte profonde, ou peut-être un complexe, lié à la perte. La crainte de perdre des territoires fut une phobie persistante de la culture politique ottomane tardive et de celle de la Turquie. Certains Ottomans prévirent le cataclysme imminent. Dans son ouvrage de 1913 sur les guerres balkaniques, Aram Andonian écrit, non sans quelque angoisse, que « le principe de nationalité » a conduit à un désastre dans les Balkans et serait totalement intenable dans les provinces orientales, où vivaient la plupart des Arméniens. [25] Andonian prévoyait d’écrire un second volume. Il ne put jamais le faire.

Débat : élites locales et génocides

D’après les chercheurs qui travaillent sur les génocides, les dynamiques locales peuvent influencer le déroulement et l’intensité des processus génocidaires. Les élites politiques ou sociales locales peuvent accélérer et intensifier, retarder et résister la destruction génocidaire dirigée d’en haut. [26] Les élites politiques peuvent recruter des tenants de pouvoir locaux pour leurs objectifs et, inversement, des tenants de pouvoir locaux peuvent manipuler les élites politiques pour asseoir leurs propres intérêts. La capacité des puissantes familles locales à mobiliser des dizaines – et dans certains cas, des centaines – de meurtriers potentiels peut contribuer à leur attirer les faveurs du pouvoir central. Le massacre de masse peut se développer à partir de ce pacte mutuel et tacite de dépendance : les élites locales dépendent du pouvoir central pour s’assurer une base de pouvoir, tandis que le pouvoir central dépend des élites locales pour mettre en œuvre le génocide. Cette dynamique peut donner lieu à un processus de mobilisation dans lequel des hommes participent au massacre à grande échelle en échange de bénéfices économiques et politiques garantis par le régime. Ainsi la haine ethnique peut contribuer de manière significative, mais n’explique pas nécessairement de manière satisfaisante la mobilisation des responsables. Au contraire, le maintien et l’accroissement de pouvoir pour les acteurs locaux peuvent constituer des modèles de recrutement et de participation à un génocide.

La province ottomane de Dyarbekir servit de plate-forme pour exemplifier comment des dynamiques locales conçurent le génocide arménien au niveau d’une province en tant que produit d’une rivalité entre familles.
La compétition entre les élites urbaines fut un facteur majeur qui contribua à l’intensité de la violence à Dyarbekir. Avant la guerre, les principales familles étaient engagées dans une lutte féroce pour le pouvoir politique et économique. Un tel facteur structurel pouvait aisément être manipulé par le pouvoir dictatorial du CUP pour ses propres fins dans la mesure où toute collaboration était récompensée. La guerre exerça encore plus de pressions dans ce domaine de compétition lorsque les ressources se firent plus rares et que la passivité constitua une menace pour les moyens d’existence de chacun. Une famille dirigeante comme les Pirinccizade émergea victorieuse de cette compétition en se portant volontaire dans les milices de l’Organisation Spéciale, en se montrant plus impitoyable dans leurs efforts pour rivaliser, et en collaborant activement avec la campagne que le régime du CUP jugeait essentielle : le meurtre de leurs voisins arméniens. Le génocide émergea alors comme une opportunité pour les responsables de solidifier leurs liens de parenté. Lorsque, durant le génocide, un homme tel qu’Aziz Feyzi s’avéra être l’un des bourreaux les plus cruels des Arméniens, il est probable qu’à ses yeux il ne poursuivait que les intérêts de sa famille parmi les vicissitudes de la guerre. De son point de vue subjectif, le génocide évoluait non comme un mal évident, mais comme les ombres du mérite. Après tout, des affaires de famille.

Notes

1. Pour une étude détaillée du génocide arménien à Dyarbekir, voir Ugur Umit Ungor, L’ingénierie sociale des Jeunes-Turcs : violence de masse et Etat-nation à l’est de la Turquie, 1913-1950, thèse de doctorat non publiée, Université d’Amsterdam, 2009, pp. 100-158.
2. Sabrina Tavernise, « Nearly a Million Genocide Victims, Covered in a Cloak of Amnesia », The New York Times, 8 mars 2009 ; Ara Sarafian, « Talaat Pasha’s Black Book Documents His Campaign of Race Extermination, 1915-17 », The Armenian Reporter, 14 mars 2009, pp. 4-5.
3. Murat Bardakci, Talat Pasa’nim Evrak-i Metrukesi, Istanbul : Everest, 2008.
4. Hakan Ozoglu, Kurdish Notables and the Ottoman State : Evolving Identities, Competing Loyalties, and Shifting Boundaries, Albany, New York : State University of New York Press, 2004, pp. 103-7.
5. Seyhmus Diken, Isyan Surgunleri, Istanbul : Iletisim, 2005, pp. 134-5, 204-5, 209.
6. David Fraser, The Short Cut to India : The Record of a Journey along the Route of the Baghdad Railway, Edinburgh : William Blackwood and Sons, 1909, pp. 180-1.
7. Ulug, « Ermeniler », in Turk, n° 110 (21 déc. 1905), p. 2.
8. Politisches Archiv Auswartiges Amt (citées plus loin PAAA), Holstein à Bethmann-Hollweg, 22 mai 1913.
9. Tarik Zafer Tunaya, Turkiye’de Siyasal Partiler, Istanbul : Iletisim, 1997, vol. 1, pp. 430-4.
10. Kurt Teavun ve Terakki Cemiyeti Nizamnamesi, Istanbul : Kasbar, 1324 [1906], p. 1, article 1.
11. Sevket Beysanoglu, Ziya Gokalp’in Ilk Yazi Hayati : 1894-1909, Istanbul : Diyarbakir’i Tanitma Dernegi Nesriyati, 1956, pp. 11-12.
12. Mehmed Mehdi, « Turkluk ve Osmanlilik », in Peyman, vol. 2, cité in : Ibid., pp. 99-101, 105.
13. Malmisanij, Kurt Teavun ve Terraki Cemiyeti ve Gazetesi, Spanga, Suède : Apec, 1998, p. 41.
14. PAAA, R14084, Mutius à Bethmann-Hollweg, 14 juin 1914.
15. Tarik Zafer Tunaya, Turkiye’de Siyasal Partiler, Istanbul : Iletisim, 1997, vol. 1, pp. 600-1.
16. Jacques Rhétoré, Les chrétiens aux bêtes ! Souvenirs de la guerre sainte proclamée par les Turcs contre les chrétiens en 1915, manuscrit, Bibliothèque du Saulchoir [Paris], fol. 59-60.
17. Gaidz F. Minassian, « Les relations entre le Comité Union et Progrès et la Fédération Révolutionnaire Arménienne, la veille de la Première Guerre mondiale, d’après les sources arméniennes », in Revue d’histoire arménienne contemporaine, vol. 1 (1995), p. 90, note 27.
18. Malmisanij, Kurt Teavun, p. 41.
19. Basbakanlik Osmanli Arsivi (citées plus loin BOA), DH.KMS 2-2/5-7, document 7, Gouverneur de Dyarbékir au ministère de l’Intérieur, 26 mars 1913.
20. BOA, DH.SYS 23/4, document 2. Gouverneur de Dyarbekir au ministère de l’Intérieur, mai 1914.
21. Vartkes Yeghiayan, éd., British Foreign Office Dossiers on Turkish War Criminals, Pasadena, Californie : AAIC, 1991, p. 479.
22. Ibid., p. 480.
23. BOA, DH.SFR 44/234, Emniyet-i Umumiye Muduriyeti (Ali Munif) to Diyarbekir, 13 sept. 1914.
24. Yeghiayan, éd., British Foreign Office Dossiers, p. 480.
25. Aram Andonian, Balkan Savasi, Istanbul : Aras Yayincilik, 1999, traduction Zaven Biberian.
26. Exemples d’études locales sur le génocide : Tomislav Dulic, Utopias of Nation : Local Mass Killing in Bosnia and Hercegovina, 1941-42, Uppsala : Uppsala University Press, 2005 ; Lee Ann Fujii, Killing Neighbors : Webs of Violence in Rwanda, Ithaca : Cornell University Press, 2009 ; Dieter Pohl, Nationalsozialistische Judenverfolgung in Ostgalizien 1941-1944 : Organisation und Durchfuhrung eines staatlichen Massenverbrechens, Munchen : Oldenbourg, 1996 ; Wendy Lower, Nazi Empire-Building and the Holocaust in Ukraine, Chapel Hill : University of North Carolina Press, 2005.
___________

Source : http://www.armenianweekly.com/download/3/
Article paru le 25.04.2009.
Traduction : Georges Festa – 05.2009 – Tous droits réservés