mardi 30 juin 2009

Antonina Mahari - My Odyssey


Antonina Mahari

My Odyssey
[Mon Odyssée]

Traduit en anglais par Jaklin Ekmekjian et Gohar Arsenyan
Edition anglaise par Ruth Bedevian
Boston : Armenian International Women Association (AIWA), 2008, 215 p.



My Odyssey / From the Green Fields of Lithuania, Through Exile in Siberia, to a New Life in Armenia [Mon Odyssée / Des vertes prairies de Lituanie à une vie nouvelle en Arménie, via l’exil en Sibérie], est le récit autobiographique d’une Lituanienne, Antonina Mahari, qui tomba amoureuse d’un des plus grands écrivains arméniens du 20ème siècle, Gourguen Mahari (1903-1969) et qu’elle épousa en Sibérie, où tous deux furent déportés à l’époque stalinienne.

La chronique de son « odyssée » débute par le récit saisissant du baptême de l’auteur – présage de l’itinéraire difficile qui l’attendait - et plonge le lecteur dans les circonstances de son arrestation et de son emprisonnement, ainsi que bien d'autres innocents – Lituaniens, Polonais, Russes et Allemands - par les Soviétiques, qui occupèrent rapidement la Lituanie après le retrait des Nazis lors du crépuscule de la Seconde Guerre mondiale.

Son récit rend hommage à toutes les victimes de l’oppression. Elle nous fait aussi partager l’intimité de la correspondance du couple durant l’exil en Sibérie, son dévouement pour l’amour de sa vie, qu’elle sauva des portes de la mort. (La santé de Gourguen avait été gravement compromise après 17 ans de travaux forcés.)

Cet ouvrage témoigne d’une partie importante de l’histoire de l’Arménie soviétique, tout en mettant en lumière la vie et l’œuvre de Gourguen Mahari, haute figure des lettres arméniennes. Plusieurs de ses poèmes paraissent pour la première fois en traduction anglaise.

Une collaboration littéraire

Cette collaboration enjamba les distances séparant le New Jersey d’Erevan, où Antonina continue de vivre dans l’appartement que les Soviétiques accordèrent au couple, lors de sa « réhabilitation » après la mort du dictateur Staline en 1953. En visitant un musée à Erevan, Ruth Bedevian apprit qu’Antonina vivait aux alentours et lui rendit visite. Antonina lui remit un exemplaire des ses mémoires écrits en russe, Mon Odyssée. A son retour, elle demanda à Jaklin de les traduire. C’est ainsi que débuta une collaboration. Gohar Arsenyan, qui vit en Arménie, réalisa une traduction vers par vers et rendit un service inestimable en traduisant des poésies de Mahari de l’original en arménien oriental vers l’anglais. Antonina Mahari est membre de l’Union des Ecrivains Arméniens.

L’ouvrage est disponible au prix de 20 dollars par exemplaire et peut être commandé auprès des éditions de l’AIWA :

Armenian International Women’s Association, Inc.
65 Main Street # 3 A
Boston, MA 02472, USA
Courriel : aiwainc@aol.com - Site internet : http://www.aiwa-net.org

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Traduction : Georges Festa – 06.2009