dimanche 7 juin 2009

Esayi Hasan Jalaleants


Esayi Hasan Jalaleants

A Brief History of the Aghuank` Region
[Patmut`iwn Hamarot Aghuanits` Erkri]
A History of Karabagh and Ganje from 1702-1723

Introduction and Annotated Translation by George A. Bournoutian
Costa Mesa, Californie (USA) : Mazda Publishers, 2009, 138 p.

(Massis Weekly, 06.06.2009)



Les éditions universitaires Mazda annoncent la publication d’un nouvel ouvrage traduit par George Bournoutian. Ce volume, numéro 15 dans la collection des Etudes Arméniennes [Armenian Studies Series], s’intitule A Brief History of the Aghuank’ Region [Histoire résumée de la région d’Aghuank], par Esayi Hasan Jalaleants, catholicos de Gandzasar de 1702 à 1728.

Profitant du déclin temporaire de la Basilique mère d’Etchmiadzine, Esayi tenta d’établir des liens étroits avec les Russes et les Géorgiens, puis en 1722, à l’instar de certains meliks de l’Artsakh (Karabagh), il s’employa à encourager Pierre le Grand à envahir la Transcaucasie afin de libérer les Arméniens et les Géorgiens du joug musulman.

Cette Histoire de la Région d’Aghuank, autrement dit les provinces arméniennes historiques de l’Artsakh et d’Utik [Ganje], s’intéresse aux efforts des Arméniens et des Géorgiens en lutte contre les incursions des Laz et des Ottomans, et à leurs espoirs dans l’arrivée de l’armée russe. Le volume couvre la période 1702-1723 et met en lumière ce qui fut une parcelle du royaume perse des Safavides, lors de son déclin, puis de son effondrement.

Première traduction anglaise de cette importante source de première main, due à Esayi, l’ouvrage confirme aussi la large présence arménienne dans la région de l’Artsakh et d’Utik, un siècle avant la conquête russe. Certains historiens azéris, conduits par Ziya Bunyatov, prétendent que la population arménienne de l’Artsakh-Karabagh fut constituée par de récents arrivants, qui ne se seraient installés là qu’après le traité de Turkmenchai (1828). Or ces « historiens » ont systématiquement enlevé toute référence aux Arméniens dans de nombreuses sources russes et européennes de première main, ainsi que chez leurs propres historiens du 19ème siècle (tels que Mirza Jamal Javanshir, Mirza Adigozal Beg, et Bakikhanov) en publiant de nouvelles éditions en russe et en azéri, qu’ils ont ensuite adressées aux universités américaines et européennes.

L’œuvre d’Esayi fut la première à subir ce traitement, dès que les Arméniens de l’Artsakh réclamèrent leur liberté à l’Azerbaïdjan.

Dans ce volume, Bournoutian, qui a précédemment exposé ces honteuses falsifications de sources primaires dans ses deux Chroniques sur l’histoire du Karabagh [Chronicles on the History of Karabagh], a inclus le texte originel en arménien, publié à Jérusalem en 1868, et la traduction anglaise, tout en indiquant les coupures et les modifications opérées par Bunyatov dans son édition russe de 1989. Il ajoute en outre de nombreuses notes et une longue introduction dans laquelle il réfute totalement les assertions de l’Azerbaïdjan.

Cet ouvrage est disponible sur www.mazdapublisher.com, auprès des librairies spécialisées sur l’Arménie, ainsi que sur www.amazon.com et www.barnesandnoble.com. Prix : 19,95 $.

__________

Source : http://www.massisweekly.com/Vol29/issue20/pg12.pdf
Traduction : Georges Festa – 06.2009 – Tous droits réservés