mercredi 8 juillet 2009

Aghotk

Erevan, Eglise Sourp Adzvadzadzin
© Levon R.


Prière du matin


L’aube pâlit
déjà l’on voit la croix !
Dieu se fait douceur
du Paradis s’ouvrent les portes
de l’Enfer s’écroulent les portes !
mon âme se libère de ses chaînes
Jésus a pitié de moi.


Prière du soir

I

Mère de Dieu, protège-moi !
Dans mes bras je serre la croix ;
que le Malin n’entre pas dans ces murs !
Sur mes lèvres le Saint Sacrement
dans le sein de ma mère, dans la tombe j’entre
Endors-moi, réveille-moi
Ramène ma pauvre âme vers la lumière
à travers cette nuit de ténèbres !

II

Le feu s’est éteint
Le Malin a fui.
Christ, le visage voilé,
des anges entouré,
du Ciel est descendu,
chez les Chrétiens est entré.
- Seigneur, où vas-tu ?
- Un feu ardent
brûle dans mon encensoir ;
lumineux est chacun de ses fils;
du berceau je m'approche
ou pour la messe je me hâterai !

III

Cette nuit je suis sorti
une lumière immaculée j’ai vu
Tout étonné de te voir,
des liens de la mort j’ai cru être captif.
Serein, vermeil est le ciel ;
assise sur l’autel sacrée, Marie
prie dans la sainte église ;
entre ses bras le Fils flamboyant.
Il demande notre grâce
et au Jour du Jugement ne lui rappelle pas nos péchés.


A la Vierge


Marie, notre Mère, Mère de lumière,
Temple du Verbe de Dieu,
accorde-nous la vie et le pardon,
fasse que je possède la lumière et la croix !
Fais-moi oublier tout ce que je sais,
enseigne-moi tout ce que tu sais !
Des Enfers aide-moi à franchir la porte,
montre-moi celle du Paradis
Séraphins, chérubins,
qui jouissez du Paradis, ce séjour qui est nôtre,
ouvrez-moi la porte !
Seigneur, accueille cette pauvre âme qui est mienne !

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Extrait de : Canti popolari armeni, a cura di Domenico Ciàmpoli. Lanciano, 1921, pp. 59-60.
Source : http://www.superzeko.net/poetry/PreghiereArmene.html
Traduction : Georges Festa – 07.2009 – Tous droits réservés.