mardi 7 juillet 2009

Un mismo árbol verde

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Reprise à Buenos Aires de Un mismo árbol verde
de Claudia Piñeiro
avec Marta Bianchi et Silvia Kalfaian

http://guiamenc.blogspot.com



La Fondation Luisa Hairabedian vous invite à la représentation de Un mismo árbol verde [Un même arbre vert] de l’écrivaine Claudia Piñeiro, avec Marta Bianchi et Silvia Kalfaian comme actrices. Mise en scène : Manuel Iedvabni. Pièce présentée dans le cadre du cycle « Teatro itinerante en los barrios » [Théâtre itinérant des quartiers], organisé par la Direction de la Promotion culturelle de la communauté urbaine de Buenos Aires (GCBA).

Représentations :
- samedi 4 juillet, 18 h, au Centre culturel Chacra de los Remedios, immeuble « Antiguo Tambo », Directorio y Lacarra
- samedi 11 juillet, 22 h, à l’Espace culturel Carlos Gardel, Olleros 3640
- samedi 18 juillet, 18 h, au Centre culturel Chacra de los Remedios, immeuble « Antiguo Tambo », Directorio y Lacarra
- dimanche 26 juillet, 20 h, à l’Espace culturel Julián Centeya, av. San Juan 3255

Un mismo árbol verde, œuvre produite par la Fondation Luisa Hairabedian, est une histoire basée sur des faits réels, où l’auteur trace un parallèle sans concession entre le génocide du peuple arménien qui extermina plus d’un million et demi d’êtres humains entre 1915 et 1923 et les crimes de la dictature militaire argentine entre les années 1976 et 1983.

Pour cette pièce Marta Bianchi a reçu en 2007 le Prix A.C.E. (Association des Critiques d’Art Dramatique) de la meilleure actrice principale.

Genèse de l’œuvre

Luisa Hairabedian, disparue trop tôt, cofondatrice du mouvement Justice pour la Vérité sur le génocide du peuple arménien, évoquait avec son amie Claudia Piñeiro les récits de la grand-mère d’une famille arménienne à propos des événements tragiques qu’elle et sa famille vécurent lors de la déportation ordonnée par le gouvernement turc entre les années 1915 et 1923.

La grand-mère racontait les souffrances qu’entraînait l’usurpation et l’expulsion de leur maison familiale, les atrocités auxquelles furent soumis les déportés, la mort de cinq de ses fils à cause de la faim et des épidémies, et le miracle d’avoir survécu à cette terreur et à des horreurs de toutes sortes, pour ensuite venir se réfugier dans notre pays durant les années 1920. Elle n’aurait jamais imaginé que sa famille serait à nouveau l’objet d’un traitement inhumain, cette fois sur les terres qui l’avaient jadis accueillie.

Or tel fut le cas. Dans les années 1970, une fois de plus, sa maison fut envahie et saccagée. Cette fois par les forces répressives de la dictature militaire qui ravagea l’Argentine à cette époque.

Arrachée à son foyer, un de ses nièces fut séquestrée, puis incarcérée et torturée, pour avoir commis le délit de prétendre à une société différente, libre, juste, solidaire et digne, au moyen de ces armes plus puissantes que sont celles des idées.

Claudia Piñeiro, rencontre après rencontre, a su recueillir en détail les épisodes vécus par la Metzma, rapportés par Luisa, et avec l’humanité qui la caractérise, a capté brillamment les sentiments et les thèmes qui s’y rapportent. C’est ainsi qu’elle a imaginé et créé cette histoire d’espérance, donnant la vie à Dora et à Silvia, mais aussi à la Metzma et à Anouch, qui vivent dans chacun de ses souvenirs.

Source : http://guiamenc.blogspot.com/2009/07/nuevas-funciones-en-buenos-aires-de-un.html
Traduction de l’espagnol : Georges Festa – 07.2009