vendredi 25 septembre 2009

Jacques Charrier / Kama-Sutra

© Jacques Charrier

Le Kâma-Sûtra : le Paradis perdu ?
Kama-Sutra : Paradise Lost ?

Exposition / Exhibition
Musée de l’Erotisme, Paris

04-10.09



Explorer le mouvement, la règle : de son expérience de cinéaste, de sa traversée du code d’Hammourabi, Jacques Charrier nous invite aux mille et un rituels d’étourdissement, de vertige. Les Indes tantriques, maïeutique d’oubli et de révélation intérieure. D’échange et de renversement. Où les mondes s’annulent, se multiplient. Puisqu’ils continuent à ne rien comprendre, enfermer, nier. Dans chaque cadre déplier ce que le luxe des corps, le mystère du vide et du plein, les alliances nourricières déploient de vie et de mort. Versions parme, or ou rose, tatouées de paumes et damiers rouges. Tapis de prières inavouées, murmurées, striées d’éclats noirs. Carapaces inédites, emmêlant pivots et vasques. Elephants et paons talismans. Labyrinthe savant aux vibrations jumelles. Serties de boucliers et médailles. Fontaine azur enchâssée de sable. Sur un tapis enflammé de rose le couple observe. Les huit glyphes du plaisir, signatures insectes. Se débattant, faisant la roue. Invitant à tous les chiffres. Cette autre union. Parmi les ondulations zébrées. Acajou magnétique, irradiant. Les touches sensibles. Ou bien ce centaure. Composé de corps arc-boutés, en tous sens. Apesanteur verte, ceinte d’oiseaux et de mains. Masque, pied. Trouer d’or les nues. Flottaisons éphémères. Aux amarrages définitifs. Exorciser les résistances dernières. Découpes, abordages. Les savoirs précieux. Animaux sacrés. A dos de chasse. S’incorporer la force, le muscle. Rejoindre les viscères. Homme et femme éléphants. Musique. Jacques Charrier ou les arches sulfureuses d’un Ararat inédit. Nos Indes secrètes, mouvantes.

© Georges Festa – 09.2009.

Musée de l’Erotisme
72 bd de Clichy – 75018 Paris
www.musee-erotisme.com