mardi 8 décembre 2009

Sojourn at Ararat / Le Chant d'Ararat

Sojourn at Ararat, Los Angeles, 1989
© Richard Kashansky - http://picasaweb.google.com/jslaff/jsnyc

Communiqué de presse

Reprise de Sojourn at Ararat [Le Chant d’Ararat], par Nora Armani et Gerald Papasian

The Public Theater, New York – 18.01.10


[Ce spectacle de premier plan sur la scène mondiale, fait de poésie arménienne en anglais, est recréé par ses auteurs, Nora Armani et Gerald Papasian. Une soirée poétique aux proportions épiques qui révèle l’esprit d’un peuple et d’une nation.]

Peut-être est-ce à cause de Saroyan, ce fils littéraire américain de l’Arménie, mais le fait que des Américains découvrent la littérature arménienne a un air de déjà-vu. Ou peut-être est-ce parce que les livres de Steinbeck se basent en grande partie sur les immigrants arméniens de San Joaquin Valley en Californie, plantant des champs de figuiers et d’amandiers en plein soleil, l’été, sans la moindre ombre. Les Américains ont un rapport charnel avec l’âme arménienne. Il est donc quelque peu surprenant que Sojourn at Ararat, ce spectacle de premier plan sur la scène mondiale, fait de poésie arménienne en anglais, ait mis autant de temps à atteindre New York. Cette œuvre, jouée par les acteurs internationaux qui l’ont créée, Nora Armani et Gerald Papasian, sera présentée lors d’une soirée unique, le 18 janvier 2010, par le Joe’s Pub sur invitation exceptionnelle d’Oskar Eustis, directeur artistique du festival Shakespeare de New York.

Cette pièce fut lancée à l’origine lors du festival international de Fringe à Edimbourg en 1986. Elle a depuis traversé quatre continents et plus de vingt-cinq villes à travers le monde, plébiscitée et récompensée, avec sa distribution d’origine et celles qui suivirent, sous la direction de ses créateurs. Le spectacle du Joe’s Pub réunira Nora Armani et Gerald Papasian dans leurs rôles originels.

Ce spectacle évoque l’identité, la patrie et l’amour, tout en illuminant l’âme du peuple arménien à travers sa poésie, sa littérature et ses légendes. Le peuple arménien est personnifié à travers un homme et une femme, joués par Papasian et Armani. Quarante poèmes classiques d’écrivains arméniens, allant de l’ère pré-chrétienne à l’époque moderne, composent le récit et de nombreuses traductions sont l’œuvre des acteurs. Les sections parlées sont entrelacées de chants et de rappels vocaux. En arrière-plan, une partition musicale envoûtante, parfois moderne et parfois folklorique. Résultat, une soirée aux proportions épiques, révélant l’esprit d’un peuple et d’une nation. La musique est l’œuvre des compositeurs arméniens Komitas et Sayat Nova. A laquelle s’ajoutent des compositions de Jean-Jacques Lemêtre, du Théâtre du Soleil à Paris (Compagnie Ariane Mnouchkine).

L’absurdité des conflits et de la guerre est dépeinte à travers une littérature sublime, faite de moments d’humour sans concession et d’une poignante nostalgie. Le clou du spectacle est un poème épique, One Drop of Honey [Une Goutte de miel], écrit par Hovhannès Toumanian, considéré comme l’un des plus grands poètes et écrivains arméniens (2009 est le 140ème anniversaire de sa naissance), où le caractère absurde de la guerre et des conflits humains est abordé sur un mode hautement humoristique, une goutte de miel devenant la cause d’une guerre totale et de massacres. Le couple se rencontre et tombe amoureux, tandis que des poèmes de l’époque romantique interviennent de manière lyrique en ouverture. Dans des passages autrement plus dramatiques, les horreurs du génocide de 1915 sont décrites à travers le récit atroce d’un témoin oculaire sur la danse de vingt vierges innocentes, qui furent arrosées de kérosène et brûlées vives.

Le spectacle repose sur le charisme des deux acteurs et leur maîtrise accomplie de la langue, du mouvement et du chant. En outre, la scène ne comporte que deux chaises, deux empilements de papier craft bariolé et d’un tambour arménien. Les acteurs racontent l’histoire du périple d’un peuple grâce à une mise en scène dépouillée et néanmoins très efficace, aux effets minimalistes. Les costumes deviennent des supports. Le papier craft prend des formes diverses, froissé et jeté à terre durant le spectacle. Il suggère des tas de lentilles, un cadavre, des flammes, devenant finalement les vestiges d’une culture. A la fin, il est soigneusement ramassé et réassemblé dans ces deux mêmes empilements, symbolisant une régénération.

Cette œuvre a fait le tour du monde dans sa version anglaise et française, mais n’a jamais été donnée à New York, du fait principalement que, depuis son lancement en Amérique du Nord en 1987 (à l’Ensemble Studio Theatre d’Hollywood), ses créateurs ont surtout vécu et travaillé à Paris et Los Angeles. Il fut élu spectacle de la semaine dans le Los Angeles Weekly et obtint huit Prix de la critique dramatique (DramaLogue) en 1988 et 1989. Il a aussi été plusieurs fois récompensé en Arménie en 1991.

Nora Armani (site www.noraarmani.com), actrice au cinéma et au théâtre, est née en Egypte de parents arméniens et s’est formée à la Royal Academy of Dramatic Art (RADA), à l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) et au Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine (Paris). Elle est diplômée en mise en scène de l’Université Américaine du Caire et de l’université de Londres (L.S.E.). Elle a joué à travers le monde dans des pièces de Pinter, Shaw et Shakespeare, entre autres, ainsi que dans un spectacle dont elle est le sujet, On the Couch with Nora Armani [Sur le divan avec Nora Armani]. Elle est très connue en Arménie, où elle s’est produite dans quatre films et où elle a obtenu le Prix de la meilleure actrice pour le film Labyrinthe de Mikayel Dovlatyan [1995]. Elle a été récemment conviée à participer à un festival international de théâtre, sous l’égide du Président de la République, M. Serge Sarkissian, et de la ministre de la Culture, Mme Hasmik Poghossian. Elle a représenté le ministère arménien de la Culture dans les instances du cinéma (de 1991 à 1993) et organise d’importantes manifestations cinématographiques, lors de festivals internationaux du film, en tant que commissaire invitée, promouvant le cinéma arménien à travers le monde. Elle tourne régulièrement dans des productions françaises, britanniques, américaines et égyptiennes (télévision – cinéma) et est aussi réalisatrice. Ses poèmes, nouvelles et essais ont paru dans des anthologies et des revues littéraires, tandis que ses pièces ont été diffusées à la radio en France et en Arménie. Elle partage actuellement sa vie entre New York et Paris.

Gerald Papasian est né en Egypte au sein d’une famille arménienne éprise de musique et d’art. Il est diplômé de mise en scène de l’Institut d’Art d’Erevan et de l’Ecole de Théâtre Stanislavski et a étudié à Los Angeles avec des enseignants du Lee Strasberg Institute. Membre fondateur de la Compagnie théâtrale d’Irina Brook (fille du légendaire Peter Brook) à Paris, il tourne actuellement dans des productions d’Irina Brook – Le Songe d’une nuit d’été et Don Quichotte. Parmi ses mises en scène importantes, plusieurs œuvres de Shaw, qu’il a dirigées et jouées à Los Angeles, Londres, Le Caire et Erevan, et Beaucoup de bruit pour rien, qui lui a valu le Golden Star du California Motion Picture Council. Il a joué en France des rôles clé dans des classiques tels que Gogol, Molière et Shakespeare. Parmi ses nombreuses traductions, l’opéra Anouch, d’Armen Tigranian, qu’il a aussi mis en scène au Michigan Opera Theater en 1981 et à nouveau en 2001 au Detroit Opera Theatre. (Distingué comme spectacle de l’année par la presse locale.) Il a restitué la partition d’origine (en collaboration avec Haig Avakian) et le livret d’Arsace II [Arshak II], de Tchouhadjian, dont la première mondiale a eu lieu au San Francisco Opera en 2001, sous la direction de Francesca Zambello.
Il a traduit, adapté et dirigé Taparnigos, dentiste pour dames, de Hagop Baronian, à Londres et aux Etats-Unis (Washington, Bosto et New York). Il en a créé et dirigé l’adaptation française au Théâtre Firmin Gémier d’Antony (région parisienne) et au Théâtre Dejazet à Paris. Il a été récemment décoré de la Médaille Moïse de Khorène par le Président de la république d’Arménie, considérée comme la plus haute récompense nationale. Il réside à Paris depuis 1993, où sa carrière se partage entre le jeu d’acteur et la mise en scène pour le théâtre, la télévision et le cinéma. Plus récemment, il s’est produit dans le film 8th Wonderland [La Huitième Merveille du monde], plusieurs fois récompensé et qui sera bientôt diffusé.

Etrangement, Sojourn at Ararat, malgré sa dimension véritablement internationale, n’avait encore jamais atteint New York. Après sa première nord-américaine à Los Angeles à la fin des années 80, ses créateurs furent amenés à vivre et travailler principalement à Paris. Nora Armani a commencé à partager son temps entre Paris et Londres à la fin des années 90, tandis que Gerald Papasian restait à Paris, si bien qu’ils collaboraient en Europe. Il y a quatre ans, Armani est revenue à New York. Cette production constitue une réunion rare de ce duo qui, après deux mariages et deux divorces mutuels, se réunissent à nouveau afin de recréer ensemble leur production la plus réussie.

Ce spectacle a suscité un renouveau d’intérêt, lorsqu’une société de production à Los Angeles démontra en 2007 qu’il pouvait être produit avec succès sans les auteurs dans les rôles principaux. Nora Armani a dirigé la production avec Korken Alexander et Mary Kate Schellhardt dans les rôles de « Lui » et « Elle ». Jeff Favre a déclaré dans Back Stage West : « La première de Sojourn at Ararat date de vingt ans, mais les poèmes qu’il contient demeurent actuels et intemporels. Ils constituent pour chacun une expérience précieuse, quel que soit l’arrière-plan culturel. »

Pour plus d’informations – dont la chronologie de la production, la liste des prix obtenus, une biographie plus complète des auteurs et des coupures de presse à travers le monde -, veuillez consulter le site internet http://sojournatararat.ning.com.

Coupures de presse

Sur les débuts du Festival Fringe d’Edimbourg, 1986 :

« Je n’ai jamais vu une « lecture » poétique – quasiment une épopée – aussi bien jouée que celle-ci, au Fringe ou ailleurs […]. Dans ce spectacle magnifique, les Arméniens illuminent leur patrie et, à travers elle, toute l’humanité. » - Howard Purdie, The Scotsman

Recensions américaines :

« Deux rôles absolument superbes, exquis, virtuoses, qui illuminent Sojourn at Ararat […]. Et qui ne laissent personne indifférent. » - Steven Zeller, DramaLogue

« Deux acteurs talentueux qui font délicatement disparaître des miettes de papier […] Réunissant symboliquement des perles éparses et montrant que cette culture, toute culture, vit à travers l’art que crée son peuple. » - Patti Hartigan, Boston Globe

« […] Deux acteurs dynamiques […] qui savent comment mêler leurs voix splendides et prêtent avec art leurs corps afin de créer une magie théâtrale […]. » - Tom Provenzano, Los Angeles Weekly

« Cette production, tel un caméléon – par la grâce exquise du papier craft-, atteint une dimension immense à la lumière de l’existence […]. » - Ray Lloynd, Los Angeles Times

« Fort, émouvant, impressionnant et divertissant, Sojourn at Ararat est un enchantement sans égal. » - Clifford Gallo, Herald Examiner

« Ararat tisse des images simples, puissantes, de l’Arménie. Il donne aussi à voir un microcosme sur ce que signifie plus largement être un être humain. » - Alan Raeburn, News Press

Les critiques sont invités à ce spectacle exceptionnel de Nora Armani et Gerald Papasian.

Des prises de vue, en haute résolution, de ce spectacle et d’autres, produits actuellement par Jonathan Slaff, sont téléchargeables sur http://picasaweb.google.com/jslaff/jsnyc.

Informations pratiques :

Date : 18.01.2010 à 19h30
Lieu : Joe’s Pub – The Public Theater, 425 Lafayette Street, NYC
Spectacle présenté par Joe’s Pub
Entrée : 15 dollars (si réservation), 20 dollars (sans réservation)
Vente : http://tickets.publictheater.org/calendar.asp - Pour les places réservées aux handicapés, appeler le 212.260.2400 le dimanche et le lundi (13h-18h), du mardi au samedi (13h-19h30).
Site internet du spectacle : http://sojournatararat.ning.com

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Source : Jonathan Slaff & Associates - Theatrical Press Representative
55 Perry Street, #1M – New York, NY 10014 – website : www.jsny.com
Traduction : © Georges Festa – 12.2009