vendredi 22 janvier 2010

2nd Global Conference on Genocide - 2nd Congrès mondial sur le Génocide

Mémorial de Tsitsernakabert, Erevan, 24 avril 2008
© Levon R.

Association Internationale des Chercheurs sur le Génocide
[International Network of Genocide Scholars]

Le génocide en tant que fait actuel et artefact :
débats sur le passé et le présent dans la prévention et la répression du génocide

2nd Congrès mondial sur le Génocide

Université du Sussex, Brighton, Angleterre
28.06 – 01.07.2010

Appel à contributions


Les dix prochaines années du 21ème siècle vont commencer par des dates clé concernant les réponses internationales au génocide. Lorsque les deux tribunaux pénaux internationaux ad hoc (pour le Rwanda et pour l’ancienne Yougoslavie) auront achevé leurs travaux fin 2010, une phase initiale dans la mise en œuvre des engagements de la Convention sur le Génocide arrivera à terme. Parallèlement, les Chambres extraordinaires au sein des Tribunaux Cambodgiens entreront dans une seconde année d’activité, tandis que la Cour Pénale Internationale entame une année de procès en cours, de mandats d’arrêt non exécutés et, en mai-juin, entreprendra une première synthèse de ses activités.

Ces dates clé représentent une opportunité pour réfléchir sur les avancées dans la répression du génocide (et des crimes qui y sont associés) ; mesurer l’effet dissuasif de ces institutions ; et mettre en lumière les faiblesses, en particulier la non application, dans l’architecture émergente d’une justice pénale internationale. Or cela constitue aussi une opportunité pour réaffirmer que la prévention, la détection et la répression du génocide ne sont pas la seule prérogative des praticiens du droit, mais exigent des modalités de compréhension, lesquelles ne sont ni requises ni avalisées par des réponses juridiques post facto. Il est nécessaire de penser à nouveau les affinités, les divergences et les convergences inédites existant entre les nécessités et la pratique du droit et les concepts émanant de la réflexion historique et sociologique. Telles, par exemple, les questions entourant les conditions d’une prise de conscience et le contrôle du savoir, de la représentation et de l’imagerie. Sans oublier le besoin de reconnaître le fait que le génocide laisse des absences résiduelles que le droit, les sciences humaines ou sociales ne peuvent aisément capter, mais qui continuent de s’exprimer à travers l’art, la littérature, le cinéma et diverses formes de mémoire et de commémoration.

Afin de réfléchir sur ces questions, l’Association Internationale des Chercheurs sur le Génocide (www.inogs.com) et le Centre de Recherche sur la Justice et la Violence (www.sussex.ac.uk/justice) de l’université du Sussex organisent un 2nd Congrès mondial sur le génocide (28 juin – 1er juillet 2010, Université du Sussex, Angleterre).

Le comité d’organisation sollicite toutes propositions de tables-rondes et de communications concernant tous les aspects de l’étude du génocide et de la violence de masse, passée, présente et future. Les thèmes d’un intérêt particulier peuvent inclure (sans s’y restreindre) les domaines suivants : changement climatique et violence de masse ; génocide culturel et ethnocide ; formes de mémoire et politique mémorielle ; génocide et ordre international ; le génocide dans l’art, la littérature et le cinéma ; la Shoah et sa représentation ; droit international et génocide ; politiques d’excuses ; réconciliation, restitution et reconnaissance ; violence de masse soviétique ; génocide de peuples indigènes ; violence de masse coloniale ; éducation et prévention du génocide ; identité sexuelle et violence ; négation du génocide ;les génocides en Asie durant la Guerre froide ; intervention humanitaire ; violence de masse dans l’Afrique de l’après-indépendance ; prévention du génocide ; origines sociales de la violence de masse ; génocide et médias.

Les formulaires de proposition de communication / table-ronde et les détails d’inscription sont téléchargeables sur http://www.sussex.ac.uk/justice/1-4-1-1.html. Les formulaires de proposition de communication / table-ronde dûment complétés doivent parvenir au Comité d’organisation (genocide@sussex.ac.uk) au plus tard le 28 février 2010.

Dr Nigel Eltringham (genocide@sussex.ac.uk)
Dept. of Anthropology, University of Sussex
Représentant le Comité d’organisation

Nous vous serions reconnaissants de diffuser cet appel à contributions le plus largement possible.

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Source : http://www.sussex.ac.uk/justice/documents/inogs_conference_2010_-_call_for_papers.pdf
Traduction : © Georges Festa – 01.2010