samedi 3 avril 2010

Nahabed Koutchak

© www.fabiovisentin.com


Sois longue, ô ma nuit

Sois longue, ô ma nuit, aussi longue qu’une année sans fin !
Descendez, épaisses ténèbres, noires et emplies de peur !
Ce soir ses desseins mon cœur a vu comblés .
Enfin voici venu mon amour, tel un hôte secret !

Aurore, tiens-toi derrière sept monts, hors de ma vue,
Que puisse mon amour bannir ta lumière ;
Et qu’à jamais dans ton ombre je demeure
Afin qu’à jamais contre mon cœur je l’étreigne.

Nahabed Koutchak

_____


Ode à la naissance


Au matin de ta naissance
Heureux nous étions, lorsque tu gémissais
Vois, quand tu quitteras cette terre
Sois heureux lorsque nous gémirons.

A ton cœur laisse-moi parler
Ecoute si tu m’entends
Des sots garde-toi,
Et méprise leurs flatteries.

Car les sots, tels le feu et la chaleur,
Consument et détruisent toute chose ;
Mais le sage, telle l’onde légère,
Transforme en jardins les déserts.

Nahabed Koutchak


Adaptations : © Georges Festa – 04.2010