mercredi 30 juin 2010

Var Hong Ashe - Cambodge : survivre aux Khmers rouges / Cambodia : surviving the Khmer Rouge

© Hodder & Stoughton, 1988

Cambodge : survivre aux Khmers rouges

par Var Hong Ashe

www.opendemocracy.net


Je suis née et j’ai grandi au Cambodge, petit pays au sud-est de l’Asie. Puis je suis montée dans la ville de Takeo, au sud de la capitale, Phnom Penh. Le Cambodge (1) était alors gouverné par le roi Norodom Sihanouk et vivait ses premières années d’indépendance, après le régime colonial français. En mars 1970, Sihanouk fut renversé par un coup d’Etat dirigé par le général Lon Nol, qui proclama la république sept mois plus tard. Ce qui, avec l’empiètement de la guerre depuis le Vietnam voisin (2), plongea le pays dans la guerre civile.

Ma famille et mon milieu social étaient plutôt privilégiés. Mes parents menaient une vie aisée. Ils avaient toujours employé des domestiques pour les tâches ménagères, à la cuisine et même pour élever les enfants. En 1975, j’étais mariée avec deux petites filles (âgées à l’époque de 4 ans et de 20 mois). Mon mari travaillait pour l’UNESCO et j’enseignais l’anglais dans un collège à Phnom Penh.

Le 17 avril 1975, nous avons applaudi à la parade victorieuse des soldats khmers rouges dans les rues de Phnom Penh. Chacun était si heureux à la seule pensée que la guerre civile, qui avait duré cinq ans et qui avait déjà créé tant de souffrances (3), prenait fin. Nous ne pouvions imaginer ce qui allait arriver.

Quelques heures plus tard, notre supplice commença. Les Khmers rouges nous ordonnèrent de quitter la ville « sous trois heures » et de ne rien emporter avec nous, afin qu’ils puissent chercher où les soldats républicains étaient partis se cacher. Cet ordre s’appliqua à toutes les villes et cités, petites ou grandes, à travers le pays. Naturellement, la population fit ce qu’on lui ordonna de faire.

Je quittai ma maison avec ma mère (qui devenait aveugle par manque de soins appropriés, suite à une opération des yeux), mes deux filles, mes trois sœurs et mes deux frères. Mon père et mon mari n’étaient pas avec nous et ce n’est que plus tard que j’appris leur sort. Mon père, colonel et chef d’un régiment de 2 000 soldats, se trouvait au front ; les Khmers rouges le tuèrent, ainsi que ses officiers, lorsqu’ils se rendirent. Mon mari était à Paris à ce moment-là ; les Khmers rouges le firent revenir, par ruse, au Cambodge et le tuèrent (4) dès son arrivée.

Cinq heures passèrent, un jour, deux jours, trois jours… Nous comprîmes alors que ce voyage serait sans retour (5). Les Khmers rouges tiraient des rafales de mitraillettes en l’air pour nous obliger à avancer sous la chaleur intense d’un soleil de plomb (avril est le mois le plus chaud de l’année au Cambodge). Les enfants criaient de soif et de faim ; les gens âgés étaient épuisés ; les femmes enceintes accouchaient au bord de la route ; les jeunes se précipitaient dans les maisons le long de la route – maisons vides puisque leurs propriétaires avaient été évacués avant nous – pour y chercher de la nourriture.

Nous vîmes des scènes insupportables : les cadavres pourrissants de ceux qui avaient osé contester les ordres de partir ou refusé de satisfaire aux caprices des Khmers rouges ; des gens âgés qui suppliaient pour qu’on ne les abandonne pas ; des enfants qui gémissaient, ayant perdu leurs parents ; les blessés qui attendaient d’être opérés et qui étaient forcés de quitter les hôpitaux, à peine capables de se tenir droit, leurs blessures encore ouvertes. Tout cela était extrêmement pénible et angoissant.

Nous étions tous dans un état physique pitoyable et dans un état d’esprit totalement impuissant. Nul ne pouvait porter assistance à autrui. Nous étions face à une situation désespérée.

J’appris plus tard que les Khmers rouges voulaient éliminer (6) les riches, les intellectuels et tous ceux qui avaient fait des études – comme les médecins, les ingénieurs et les professeurs, dont la majorité avaient tendance à vivre dans les villes. Pour les Khmers rouges, ces gens faisaient partie d’un régime dictatorial et corrompu qui exploitait les pauvres, et ils cherchaient à détruire tout ce qu’ils estimaient appartenir à ce monde : bâtiments, voitures de luxe, villas, réfrigérateurs.

En marge de la vie

Un mois après environ, totalement épuisés, nous nous arrêtâmes dans un village où les Khmers rouges avaient commencé à intégrer les citadins néo-arrivants comme nous à la vie des habitants de la campagne. Ils nous distinguaient des villageois, qu’ils appelaient neak mool-thaan (le peuple ancien), en nous qualifiant de neak jum-leah (le peuple nouveau) ou, dans certains villages, pror-cheer-chun thmey (population nouvelle).

C’était encore la saison sèche. Ma famille et les autres familles du « peuple nouveau » furent affectées au creusement de canaux d’irrigation, aux marais, aux barrages et à la coupe des arbres dans la forêt et la jungle pour laisser la place à des vergers. Lorsque la saison des pluies commença, nous étions réveillés à 4 heures du matin pour aller travailler dans les champs et planter le riz. Nous étions autorisés à revenir à 7 heures du soir pour manger. On était ensuite forcés de participer à des séances de lavage de cerveau de 9 heures à 11 heures du soir. Le matin suivant, à 4 heures, après un repos de quelques heures, tout recommençait.

Les choses ont continué ainsi pendant toute la saison des récoltes. Durant la journée, nous recevions un petit bol de bouillie de riz salé. Portion qui pouvait se réduire à deux cuillerées à soupe d’un simple bouillon, deux fois par jour. Tout le monde maigrissait beaucoup, s’affaiblissait gravement. Nous revenions épuisés après avoir planté du riz, un jour durant. Commençaient alors les séances de lavage de cerveau.

Les Khmers rouges avaient pour habitude de nous déplacer de village en village afin que nous ne puissions organiser un soulèvement. Nous voyagions ordinairement à pied ou dans des chars à bœufs. Une fois cependant, nous fûmes transportés par train. Ce long et lent voyage en train dura trois jours et deux nuits. Les wagons étaient bondés et nous étions comme des sardines en boite. Dans un wagon de plus de 150 personnes, nous étions pour la plupart obligés de rester debout.

Un enfant mourut. Dans le wagon suivant, une vieille femme mourut elle aussi. Les autorités refusèrent d’arrêter le train pour des raisons de temps et de sécurité. Comme certains voyageurs se plaignaient et après de longues, cruelles et angoissantes délibérations, les familles des morts n’eurent d’autre choix que de jeter les corps par la fenêtre.

Chacun se calma durant une longue période, tout en se demandant qui serait la prochaine victime. J’avais le cœur serré de chagrin pour les familles des morts. En outre, j’avais quasiment perdu mes filles dans la jungle lors de ce même voyage – une histoire trop longue à raconter ici.

Au fil du temps, de plus en plus de gens du « peuple nouveau » moururent – de faim, de maladie, d’une fatigue endémique, mais surtout du fait des massacres (7) perpétrés par les Khmers rouges. Ils tuaient les gens pour des motifs totalement risibles : porter des lunettes, savoir lire ou savoir comment ouvrir la portière d’une voiture, ou même avoir une marque blanche au poignet (signe que l’on avait porté une montre). Pour les Khmers rouges, tout cela constituait autant de signes (8) que la personne concernée appartenait à une classe riche, dictatoriale.

Il était commun de voir un homme dont le visage était pâle, tremblant de peur (9), promené à travers le village, les mains liées derrière le dos, gardé des deux côtés par un cadre khmer rouge portant une grande machette. C’était terrifiant : chacun savait qu’ils allaient décapiter cet homme. Ce spectacle avait pour but de nous prévenir que les Khmers rouges exerçaient un pouvoir absolu (10). Nous vivions au jour le jour. Nous n’avions aucune idée de ce qui pouvait nous arriver durant la nuit ou le lendemain.

Jouer avec la mort

Comment ai-je réussi à survivre ? Ce ne fut pas facile. Tu dois constamment être aux aguets et attentif aux méthodes par lesquelles les Khmers rouges (11) peuvent te tromper. Ils nous testaient sans cesse et sans prévenir. A deux reprises, j’ai réussi à être plus rusée qu’eux.

La première fois, un cadre khmer rouge me donna à lire un morceau de papier. Réfléchissant rapidement, je le tiens à l’envers, en lui demandant ce qu’il veut que je fasse avec cette feuille. Il éclata de rire et me dit que j’étais stupide d’essayer de le lire à l’envers.

Le deuxième fois, une de mes anciennes étudiantes me reconnaît face à un soldat khmer rouge et s’adresse à moi en m’appelant neak kroo (professeur). Elle réalise rapidement qu’elle vient de commettre une terrible erreur. Le soldat me toise du regard. En un instant, un millier de pensées traversent mon esprit. Il me faut réagir très rapidement. A ce moment-là, je me rappelle que le mot khmer neak kroo signifie aussi « femme pleine de sagesse ». Je fais semblant d’être très calme et m’adresse au soldat khmer rouge en souriant : « Alors, qu’est-ce que tu dis de ça ? Mon métier c’était diseuse de bonne aventure et j’étais l’une des meilleures voyantes de mon village ! »

A ces mots, le soldat me demande de lire dans sa main et de lui prédire l’avenir. « Mon Dieu !, me dis-je, aide-moi ! » Alors je me souvins de ce que ma mère m’avait dit un jour : au Cambodge, les paysans peuvent être crédules… Tu sais peu de choses sur leur mentalité. » Pratiquement tous les Khmers rouges sont de jeunes garçons et filles de la campagne – certains sont si jeunes qu’ils ne savent même pas porter correctement leur fusil. Je me souviens alors de mes rencontres avec les familles, où je rencontrais des parents de toutes les classes sociales, de mes études de psychologie à l’Institut de Psychologie de Phnom Penh, et de quelques livres d’astrologie que j’avais lus, afin de tromper suffisamment ce soldat khmer rouge et le convaincre que je suis réellement diseuse de bonne aventure.

Je crois que ce jour-là Dieu était avec moi. Grâce à cette terrible mésaventure, je pus continuer à jouer les voyantes. Je parvins même à en tirer avantage ; les cadres khmers rouges, dont je prédisais l’avenir, me donnaient en échange quelques lots de nourriture qui m’aidèrent à maintenir en vie ma famille.

Ce ne fut pas mon seul accrochage avec la mort. Suite à cet incident, je faillis être tuée dans trois autres occasions et bien d’autres événements horribles se produisirent. Je n’en citerai qu’un : une fois, ma petite fille, alors âgée de 7 ans, fut attachée à un arbre et battue devant moi. Je ne pouvais rien faire pour l’aider. C’était épouvantable et cela me révulse, rien que d’y penser.

Les Khmers rouges continuaient sans cesse de déplacer la « population nouvelle » d’un endroit à un autre. Ma famille se retrouva dans un village éloigné, entouré par la jungle, au pied des Monts Cardamome, près de la frontière avec la Thaïlande. Des rumeurs nous parvenaient de loin, selon lesquelles l’armée vietnamienne avait envahi le Cambodge et luttait contre les Khmers rouges. L’arrivée des soldats vietnamiens dans notre région confirma que c’était vrai et les Khmers rouges s’enfuirent dans les montagnes.

J’avais appris à parler vietnamien à Phnom Penh et je me liai rapidement d’amitié avec les forces vietnamiennes stationnées dans le village. Ils me donnèrent de la nourriture pour mes enfants, ainsi que des vitamines et des médicaments pour ma mère. Mais ce moment de bonheur ne dura pas : les Vietnamiens durent rapidement faire retraite et les Khmers rouges, de retour, m’accusèrent d’espionner pour le compte de l’armée vietnamienne. Ils me cherchèrent partout pour me tuer. Un ami proche me prévint et je réussis à me cacher. Ma mère dut faire semblant d’être très en colère contre moi, prétextant que j’avais abandonné les enfants pour suivre les Vietnamiens. Elle n’arrêtait pas de crier (en fait, c’étaient des larmes de peur), disant que j’étais une fille ingrate. Les Khmers rouges semblèrent convaincus.

Depuis ma cachette, je passai mon temps à raccommoder des vêtements et à fabriquer des chapeaux en feuilles de palmier pour mes compagnons en fuite, en échange de nourriture. Je vivais constamment dans la peur et l’inquiétude. J’étais convaincue que les Khmers rouges me retrouveraient.

Un jour, une jeune fille portant des feuilles de palmier vint me voir. Je l’accueillis avec joie, pensant que cela signifiait du travail et donc de la nourriture pour ma famille et moi. Mais la jeune fille se comporta de façon étrange, regardant de tous côtés et murmurant. Je commençai à avoir peur, lorsqu’elle m’assura avoir de bonnes nouvelles.

Son frère Yom, qui connaissait la frontière avec la Thaïlande comme sa poche, venait juste d’arriver de Thaïlande avec pour mission de retrouver la famille d’un ami khmer, un ancien pilote d’hélicoptère qui vivait maintenant en Thaïlande. Par chance, l’épouse de ce pilote avait le même prénom que moi, ses deux filles à peu près le même âge que les miennes, ainsi qu’une tante aveugle. La jeune fille était certaine que j’étais l’épouse du pilote. Je lui dis que je n’étais pas la personne que Yom recherchait, mais rien n’y faisait, elle en était persuadée. Convaincue que je redoutais un piège des Khmers rouges et qu’ainsi je n'avais pas confiance en elle.

Après son départ, ma mère et moi évoquâmes ce qu’il fallait faire. S’il s’agissait d’un piège des Khmers rouges, pourquoi n’étaient-ils pas venus directement m’arrêter ? Peut-être la jeune fille était-elle sincère et ne voulait-elle qu’aider son frère à réussir sa mission ? Finalement, il fut décidé que j’avais passé suffisamment de temps à me cacher. J’avais une meilleure chance de survivre aux Khmers rouges en essayant de fuir vers la Thaïlande.

Quelques jours plus tard, les troupes vietnamiennes revinrent dans la région et les Khmers rouges s’enfuirent une fois de plus dans les montagnes. La sœur de Yom vint à nouveau me voir, tenant à nouveau des feuilles de palmier dans sa main. Je résolus de suivre le plan de son frère. Nous rencontrâmes Yom, qui me dit qu’il était impossible d’emmener ma mère avec nous. Il me fallut accepter. Je décidai donc de prendre avec moi mes deux filles et l’une de mes sœurs, laissant mes deux autres sœurs prendre soin de notre mère et d’autres membres de la famille.

Yom proposa que nous profitions du départ soudain des Khmers rouges, avec leurs familles, en faisant semblant de faire partie de la suite des Khmers rouges. Nous nous réunîmes dans le village de Yom, non loin du mien. La nuit tombée, plus d’une centaine de villageois (tous apparentés à Yom) partirent sur une piste en direction de la frontière. Nous étions tous à pied, exceptés quelques hommes et femmes âgées qui circulaient dans des chars à bœufs.

Comme Yom l’avait prévu, des bruits étranges – semblables à des oiseaux nocturnes – répondaient de loin en loin au bruit des chars à bœufs. Yom nous apprit que les Khmers rouges avaient inventé ces signaux pour communiquer entre eux. Heureusement, Yom pouvait les comprendre et répondit que nous étions aussi des Khmers rouges en train d’évacuer.

Après quelques heures de marche, Yom annonça que nous entrions dans la zone minée et piégée. Chacun devait marcher en file indienne derrière lui. Mon cœur battait très fort, je n’osais même pas respirer. Plus loin, Yom nous montra de larges trous au sol, recouverts de branches, dont le fond était hérissé de pointes de bambou : piégeant ceux qui tentant de fuir vers la Thaïlande. Ce fut une nuit cauchemardesque.

A cinq heures du matin, nous entendîmes les coqs chanter. Bien que totalement épuisée et tenaillée par la faim, mon cœur était empli de joie car je savais que nous étions finalement arrivés dans un village thaï. Nous étions quasiment libres.

Avant de disparaître, Yom nous apprit ce qu’il fallait dire et faire, lorsque nous rencontrerions les autorités thaïes. La police thaïe nous conduisit dans des camions militaires vers un camp de réfugiés à une quarantaine de kilomètres de la frontière. En arrivant dans le camp, exténuée mais heureuse, je respirai intensément comme si jamais je n’avais été aussi libre dans ma vie.

Enfin, pour la première fois depuis quatre années, je bois de l’eau du robinet et je mange un bol de riz avec de la viande, j’ai l’électricité et je vois des gens avec des vêtements propres et colorés (sous les Khmers rouges, nous n’étions vêtus que de noir). Je dus à plusieurs reprises me répéter à moi-même que ce n’était pas un rêve.

Après un tel moment de bonheur, je m’agenouillai pour remercier Dieu de m’avoir protégée et sauvé la vie. J’avais enduré les pires épreuves (12) de mon existence et j’en émergeais saine et sauve, avec plusieurs membres de ma famille.

Dans le camp de réfugiés, j’ai rencontré Robert Ashe, un jeune Anglais qui travaillait pour le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies. Un an plus tard, dans un petit village du Gloucestershire, appelé « Paradise » (13), nous nous sommes mariés.

Je suis restée longtemps traumatisée par la cruauté, la lâcheté et l’inhumanité des Khmers rouges, qui entrèrent à Phnom Penh le 17 avril 1975. Aujourd’hui encore, se rappeler et écrire ces souvenirs est douloureux. J’ai vécu depuis d’autres événements, dont un retour au Cambodge pour visiter à nouveau ce qui reste de ma maison, de ma famille et de mon pays (14). Tout ce que j’ai traversé, ainsi que tous les êtres qui ont disparu, continuent de me hanter.

Notes :

1. http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/asia-pacific/country_profiles/1244006.stm
2. http://www.pbs.org/frontlineworld/stories/cambodia/map.html
3. http://yalepress.yale.edu/yupbooks/book.asp?isbn=0300057520
4. http://www.firstrunfeatures.com/cs_s21.html
5. http://www.legacy-project.org/arts/display.html?ID=549
6. http://www.yale.edu/cgp/
7. http://www.csmonitor.com/2005/0414/p09s02-coop.html
8. http://www.oggham.com/cambodia/archives/000420.html
9. http://www.legacy-project.org/arts/display.html?ID=548
10. http://www.mekong.net/cambodia/toll.htm
11. http://www.dccam.org/Projects/Document_Projects/Documentation.htm
12. http://yalepress.yale.edu/yupbooks/book.asp?isbn=0300078730
13. http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/0340415908/khmerinstituteor/002-6011127-3060836
14. http://www.phnompenhpost.com/TXT/comments/how2.htm

[Var Hong Ashe est née au Cambodge où elle travaillait comme professeur d’anglais. Elle vit en Angleterre depuis 1979 et est l’auteur de From Phnom Penh to Paradise (Hodder & Stoughton, 1988).]

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Source : http://www.opendemocracy.net/article/cambodia-surviving-the-khmer-rouge
Article paru pour la première fois le 15.04.2005 et republié le 16.04.2010.
Traduction : © Georges Festa – 06.2010.