lundi 26 juillet 2010

La tâche du traducteur / The Task of the Translator

© Knopf, 2009

La tâche du traducteur : Armenian Golgotha et la conspiration de l’histoire

par Hovig Tchalian

www.criticsforum.org


Un film sur le génocide arménien, Ravished Armenia, a été récemment projeté au Centre Arménien de Pasadena (Californie). Ce film, réalisé par Eric Nazarian, est considéré comme le premier sur le génocide ayant été réalisé aux Etats-Unis.

Le film constitue en partie une réédition des mémoires d’Aurora Mardiganian sur le génocide, publiés peu après son arrivée aux Etats-Unis en 1918. Chose intéressante, le film est aussi en partie une reconstitution de la première version cinématographique de l’ouvrage, réalisée en 1919 et aujourd’hui perdue. Comme le laisse entendre la bande-annonce du film, paraphrasant l’éditeur du livre, « il semblerait que l’histoire ait conspiré pour détruire Ravished Armenia, le seul témoignage personnel filmé de ce qui eut lieu entre 1915 et 1918. »

Contrairement à d’autres films basés sur des livres, celui-ci possède donc une histoire inhabituellement complexe, laquelle inclut des reconstitutions de versions imprimée et filmée, dans le contexte plus large de la reconstitution du génocide. Et pourtant, la réalisation même de ce film complexe – à partir d’un film, de mémoires, d’événements historiques – repose fondamentalement, comme tous les autres, sur l’acte restaurateur de la traduction, à travers genres, cultures et périodes historiques. Le fait de reconstituer des mémoires et l’histoire qu’ils racontent est sensible à la « conspiration » historique mentionnée dans la bande-annonce du film, semble-t-il, précisément parce qu’il se fonde sur la traduction.*

Il est possible de mieux démontrer, peut-être, la complexité de la traduction grâce à un exemple apparemment plus simple, la traduction de mémoires sur le génocide de l’arménien vers l’anglais. Exemple de ce cas de figure, la publication en avril 2009, en anglais, d’Armenian Golgotha (New York : Knopf, 2009), les mémoires en arménien d’un survivant du génocide, le prêtre Grigoris Balakian, traduits par son petit-neveu, le poète, écrivain et universitaire Peter Balakian.

Ces mémoires sont volumineux – l’édition anglaise dépasse les 500 pages. Le processus de traduction prit en gros dix ans, plusieurs traducteurs ayant collaboré avec le principal traducteur, Peter Balakian, pour l’achever. Naturellement, réaliser une traduction de cette ampleur peut rencontrer de nombreuses difficultés en cours de route, certaines banales et d’autres profondes. Comme le laisse entendre le traducteur, par exemple, il y a la difficulté de se colleter à l’arménien de son grand-oncle, datant du début du 20ème siècle (p. xxix). Or, même ce problème apparemment banal de traduction comporte deux aspects distincts – l’aspect historique et celui culturel. L’arménien de Grigoris Balakian doit être traduit après plusieurs décennies et, alors seulement, peut franchir le seuil culturel et linguistique séparant l’arménien de l’anglais.

Comme le suggère l’intellectuel et critique juif allemand Walter Benjamin, dans son essai La tâche du traducteur (1), concernant les versions allemande et française du mot « pain » : « Dans « Brot » et « pain », l’objet visé est le même, mais le mode d’intention diffère. C’est du fait de leurs modes d’intention que les deux termes signifient quelque chose de différent pour un Allemand ou un Français, qu’ils ne sont pas considérés comme interchangeables et que de fait, en fin de compte, ils tendent à s’exclure mutuellement. » (Le choix des termes par Benjamin, « pain », n’est pas sans ironie ici. En tant que Juif, il fuit les persécutions nazies pour finalement se suicider en 1940, sur le point d’être capturé à la frontière espagnole.) Dans ce premier constat de l’essai de Benjamin, la séparation des langues allemande et française, enchâssée telle une fissure dans la notion même de pain, déchirée qu’elle est entre deux « modes d’intention » différents, suggère un obstacle fondamental à surmonter, un mécanisme déterminant de traduction.

Comme l’anglais est la lingua franca moderne, traduire des mots en anglais inscrit le traducteur au carrefour de bien plus que deux langues et cultures. Dans Armenian Golgotha, par exemple, placer des noms agit comme un obstacle potentiellement perturbateur. Tandis qu’Aris Sevag, co-traducteur de Balakian, ne les mentionne que brièvement, il insinue cependant que rendre ces mémoires accessibles au lectorat le plus large possible entraîne ce qui est apparemment impensable, le fait de remplacer des noms de lieux arméniens par leurs équivalents turcs, lesquels, par un étrange paradoxe, ont une acception beaucoup plus large (p. xliii).

Le fait de traduire des mémoires historiques tels qu’Armenian Golgotha est ainsi fondamentalement lié à l’histoire. Comme Benjamin en a conscience de manière aiguë, les temps changent et avec eux des usages et conventions historiquement dérivés : « Car dans son existence continue, que l’on ne pourrait nommer ainsi s’il n’était pas la transformation et le renouvellement d’une chose vivante, l’original est modifié. Des mots établis ont aussi leur post-maturité… Ce qui jadis résonnait comme nouveau peut finir par résonner comme désuet, et ce qui jadis résonnait comme idiomatique peut ensuite résonner comme archaïque. » L’auteur de mémoires est lui-même pris dans ce flux historique. Comme le reconnaît Peter Balakian, son grand-oncle est enclin aux conventions et aux erreurs de son temps : « Il présente parfois les Turcs d’une manière raciste, typique de son époque. » (p. xviii).

Ces considérations parfois plus banales deviennent, dans l’interprétation de Benjamin, caractéristiques de la séparation des langues et, via la tentative de les unir, font partie d’un combat plus large, lequel relie histoire et langue : « Si la parenté des langues se manifeste dans la traduction, elle le fait autrement que par une vague similitude de l’original et de la copie. Car il est clair que la parenté n’implique pas nécessairement une similitude. […] En quoi la parenté de deux langues peut-elle être recherchée, mis à part une parenté historique ? »

Il n’est donc peut-être pas étonnant que les rôles du témoin historique et de l’écrivain originel soient difficiles à démêler, même au début des mémoires. A cet égard, le combat pour traduire Armenian Golgotha, quatre-vingt-dix ans après les faits, se manifeste dans le fait d’écrire ces mémoires, eux-mêmes pris dans les mailles de l’histoire. Dans sa préface, Grigoris Balakian exprime clairement ses sentiments d’insuffisance et de malaise, s’agissant de décrire les événements de 1915. En fait, il se présente comme une sorte d’historien, désespérément tenaillé par une nation arménienne dépérissant rapidement : « Bien que tu aies eu de nombreux écrivains, poètes, romanciers, dramaturges et en particulier des journalistes et des éditeurs, tu n’as jamais eu d’historien. » (p. 456).

Le sentiment d’une profonde ambivalence, que le fait de confier ses observations à l’impression, suscite chez Grigoris Balakian, puise sa source dans les événements historiques dont il est témoin. L’écrivain semble incertain quant à la perspective de faire justice à ce qu’il observe, tandis qu’il se montre catégorique quant au besoin qu’il ressent d’opérer cette tentative : « J’éprouve en moi une faiblesse de cœur et de plume à l’évocation de cet immense anéantissement, lequel surpasse même les pages les plus sanglantes de l’histoire des hommes. » (p. 454). Or, comme le suggère sa confession, cette déclaration sans ambiguïté d’une insuffisance personnelle reflète en premier lieu l’ampleur « incomparable » des événements dont il observe le déroulement devant lui. Balakian ne rend explicite cet aspect du récit que deux pages plus loin, dans la même préface : « Ne doutez jamais de mon récit du grand crime et ne pensez jamais que ce qui est écrit ici soit en quelque manière exagéré. Au contraire, j’ai couché par écrit le simple minimum, car il n’est pas humainement possible de décrire le martyre atroce et indicible de plus d’un million de nos fils et filles. » (p. 454).

Comme le relève l’auteur, c’est une tâche gargantuesque que d’opérer « une analyse critique de ta véritable vie intérieure [à savoir : celle de l’Arménie], dissimulée derrière un rideau » (p. 456), ce qu’il nomme à la page suivante « de secrets moments voilés », et qui suscitent chez lui un grand désarroi : « Comme tu n’as pas d’historien, c’est une tâche ingrate d’écrire d’une manière sincère ce chapitre de l’histoire arménienne contemporaine, avec ses secrets moments voilés et, ce faisant, devenir l’ennemi de tous » (p. 457). La « tâche ingrate » de Balakian inclut non seulement le fait d’être témoin d’événements génocidaires, mais aussi d’avoir à les revivre via leur nouvelle évocation, associée au terrible fardeau d’avoir à les transmettre à la postérité, dans leur totalité et leur intégrité.

La tentative de Balakian pour révéler les « secrets » dissimulés derrière le rideau historique revêt une ressemblance certaine avec la description par Benjamin du traducteur rencontrant un « secret » similaire, la vérité ou le « message » inscrit dans la langue du poète qu’il cherche à traduire : « Mais qu’y a-t-il donc dans un poème – même de piètres traducteurs reconnaissent cela comme essentiel – outre un message ? N’est-ce pas ce que l’on considère généralement comme l’incompréhensible, le secret, le « poétique » ? Ce que le traducteur ne peut restituer que si lui aussi écrit de la poésie ? » La vérité des mémoires originels que Peter Balakian, ou tout autre traducteur, se soucie de « saisir », répond à cette mémoire particulière des atrocités génocidaires que Grigoris Balakian désigne comme le « martyre indicible » des victimes, reflétant en retour ce que Benjamin situe dans le « noyau » dur, irréfragable, qui résiste à toute tentative de traduction, via le langage et à travers l’histoire : « Toutefois, [la traduction] indique du moins, avec une admirable pénétration, le domaine prédéterminé, inaccessible, où les langues se réconcilient et s’accomplissent. L’original n’atteint pas ce domaine à tous égards, mais en lui réside ce qui, dans une traduction, est plus qu’un message. Ce noyau essentiel peut être défini plus précisément comme ce qui n’est pas re-traduisible [sic] dans une traduction. »

Or, comme nous l’avons vu à travers la confidence de Grigoris Balakian, si la tâche du traducteur est centrale, elle nous éloigne en fin de compte de lui et vers ce que l’écrivain nomme la « tâche ingrate » de recomposition, de traduction historique. Le mémorialiste est un historien, car tous deux traduisent. Ils sont liés dans leur tentative d’être fidèles à l’original par ce que l’on pourrait appeler leur rapport également malaisé à l’histoire – celui du traducteur aux mémoires et celui des mémoires à leur propre témoignage.

En tant que telle, la tentative du mémorialiste pour restituer l’indicible transcende toute tentative, conséquemment simple, de fidélité de la part du traducteur. Comme Benjamin le définit de manière succincte, la « marque distinctive d’une mauvaise traduction » est la « transmission inexacte d’un contenu superflu ». Le fait de traduire sincèrement le « contenu » conduit le traducteur bien au-delà d’une simple tentative d’être fidèle, du mince effort d’être conforme à l’original. Il le confronte plutôt à la tâche bien plus intimidante d’en saisir l’essence, d’en représenter « toute » la vérité. Benjamin relève le rôle idéal du traducteur en tant que poète pour une raison précise – non pas, en premier lieu, parce que cela fait de lui un meilleur manieur de mots, mais parce que cela implique qu’il possède ce que l’on pourrait appeler, en l’absence d’un terme meilleur, la « sensibilité » d’un poète. Comme Peter Balakian nous le rappelle dans sa préface, il est à la fois poète et traducteur. Or, chez Benjamin, le fait de restituer un acte de traduction, ainsi que les circonstances entourant les mémoires de Grigoris Balakian, suggèrent que l’on devrait considérer le rappel comme un acte fondamentalement historique – non tant la mention du talent ou des aptitudes particulières du traducteur qu’une assignation de son identité adaptée en fonction de cette entreprise.

L’accent mis par Benjamin sur cette correspondance, laquelle transcende la fidélité, renvoie à la question centrale entourant tout récit de témoin – sa capacité, par delà d’autres similaires, à ré-instaurer une réalité historique par ailleurs confuse. Il existe, après tout, d’innombrables autres récits d’observateurs, y compris peut-être le plus connu d’entre eux, celui d’Henry Morgenthau, Jr., l’ambassadeur d’alors des Etats-Unis en Turquie. Ce qui semble distinguer le récit de Grigoris Balakian est son statut de mémoires. A la fois témoin oculaire et survivant des atrocités, Balakian est à la fois un témoin « de l’extérieur » et « de l’intérieur ».

Armenian Golgotha assume ainsi une relation unique avec les événements qu’il décrit, lesquels ne sont accessibles que via une petite poignée de récits de témoins oculaires. Comme le suggère Peter Balakian, « de nombreux lecteurs découvriront qu’Armenian Golgotha, du fait de son intimité avec la culture turque et le paysage anatolien, constituera un autre texte important, lequel raconte l’histoire de l’éradication des Arméniens de l’intérieur de la Turquie et révèle le déni turc comme une agression continuelle à l’encontre de la vérité » (p. xx). Peter Balakian se réfère en partie au paysage physique, littéral, aux étendues sauvages de l’Anatolie vers lesquelles Grigoris Balakian prit la fuite et dans lesquelles il survécut quatre longues années. Mais, au-delà, ces termes évoquent le milieu plus large de la culture, de la politique et de l’histoire anatolienne que décrivent ces mémoires. Il est donc très juste que de tels mémoires se situent au carrefour entre deux cultures, inscrits comme ils le sont dans le paysage anatolien, « intimes » avec la culture turque comme celle arménienne, son statut de témoin ultime contre le déni résultant en partie du fait de franchir le seuil qui les sépare.

Mais peut-on alors faire l’hypothèse que la proximité de ces mémoires avec leur environnement saisit mieux la profonde compréhension par l’écrivain de la souffrance des victimes que, mettons, ceux de Morgenthau ? S’il existe nombre de raisons pour le faire, présenter le statut de mémorialiste en tant que témoin de l’intérieur présente aussi une énigme ardue – ce fait même éloigne d’autres lecteurs (à savoir, les non Arméniens) de la vérité. En gardant à l’esprit la conception chez Benjamin de la tâche complexe, aux strates multiples, du traducteur, il importe de considérer que l’éloignement historique des Arméniens vis à vis des atrocités de leur passé n’est guère plus préférable à, mettons, l’éloignement linguistique ou culturel de Morgenthau vis à vis des victimes elles-mêmes. C’est là que la représentation chez Benjamin de la tâche du traducteur est particulièrement pertinente. En reconnaissant les complexités inhérentes à la traduction, il renvoie aussi à leur résolution dernière : « Tout comme les fragments d’un vase, pour être rassemblés, doivent se correspondre mutuellement dans les détails les plus minuscules, tout en ne devant pas se ressembler, de même une traduction, au lieu de faire en sorte de ressembler au sens de l’original, doit amoureusement, et en détail, modeler dans son propre langage une contrepartie au mode d’intention de l’original, de sorte que l’on puisse les reconnaître comme les fragments d’un vase, les fragments d’un langage plus vaste. » Armenian Golgotha est un exemple parfait du fragment évoqué par Benjamin, sa correspondance avec le contexte anatolien suggérant son inscription dans un « langage plus vaste ».

Or, si les mots prophétiques de Benjamin situent la reconstitution du « vase » primordial dans un avenir supra-historique, messianique, la tâche de Balakian grand-oncle et petit-neveu est cependant résolument historique. La référence de Peter Balakian à Raphaël Lemkin, le juriste juif polonais qui inventa le terme « génocide » en 1943, est à cet égard éloquente: « S’il est probable que Lemkin n’ait jamais lu Le Golgotha arménien du fait de l’obstacle de la traduction, il développa une connaissance profonde des événements de 1915 telle que sa propre connaissance du génocide arménien ressurgit et s’incarna de manière frappante dans les mémoires de Balakian. » (p. xx). Balakian distingue la « traduction » comme le principal « obstacle » que rencontra Lemkin, mais qui ne l’empêcha d’aucune manière de « comprendre » la souffrance des victimes. Tout en étant séparé des événements du génocide par un éloignement à la fois historique et linguistique, Lemkin est capable de « traduire » les événements décrits dans Le Golgotha arménien – ce « secret » ou ce « noyau » benjaminien des mémoires – par delà le seuil culturel et historique, en élaborant une même compréhension profonde, viscérale, qu’« incarnent » les mémoires. Autrement dit, en tant que lecteur, Lemkin affiche le type d’identité, la sensibilité, requises du traducteur idéal.

Naturellement, un tel acte de réécriture est aussi lourd d’une sorte d’ambiguïté au moins aussi complexe que celle de l’écrivain. Cette ambiguïté illustre en partie, comme nous l’avons vu plus haut, le moment difficile correspondant à la décision originelle chez Grigoris Balakian de composer ses mémoires. Mais il s’agit aussi de la conséquence du fait de réécrire, de traduire ces mémoires par delà une division culturelle et historique, laquelle ouvre la possibilité du déni, qui se présente comme étant simplement une réécriture autre, ou différente, tel un compte rendu contradictoire lors d’un procès historique, présenté, selon l’expression évocatrice de Peter Balakian, par un « déclarant » (p. xxiii). Grigoris Balakian mentionne, par exemple, une première réécriture, davantage localisée, de l’histoire, une forme de déni d’une inquiétante subtilité : des soldats allemands, que rencontre Grigoris Balakian, décrivent les Arméniens comme des « Juifs chrétiens » avides d’argent, rassemblant une rhétorique turque avec des stéréotypes allemands, réinterprétant l’histoire au moment même de son accomplissement (p. xviii). Dans des moments tels que ceux-ci, ce que les commanditaires de Ravished Armenia présentent légitimement comme une « conspiration » anonyme de l’histoire devient un véhicule délibéré de trahison.

Comme le suggère Walter Benjamin, la tentative de reconstitution autorise, tout en compliquant, la tâche du traducteur. C’est là que le fardeau – mieux, la responsabilité – de la traduction revêt un caractère profondément historique. La publication en anglais du Golgotha arménien met en lumière le noyau complexe, le « secret caché », situé au cœur des mémoires de Grigoris Balakian. Sa publication, un an avant la projection de Ravished Armenia, un film basé sur un original perdu, nous rappelle aussi que, si aucun acte de traduction n’est exempt d’une conspiration de l’histoire, il est aussi loin d’être irrévocablement soumis à la trahison de ses agents.

Notes

* La racine latine de traduction, translatio, signifie « transporter ».
1. Sur cet ouvrage, voir aussi l’essai d’Antoine Berman, L’Age de la traduction. « La tâche du traducteur » de Walter Benjamin, un commentaire. Textes rassemblés par Isabelle Berman avec la collaboration de Valentina Sommella. Presses Universitaires de Vincennes, coll. Intempestives, 2008, 188 p. ISBN : 978-2-84292-222-1. (NdT)


[Hovig Tchalian est docteur en littérature anglaise de l’UCLA (Université de Californie, Los Angeles). Il a édité plusieurs revues et publie aussi des articles. Vous pouvez le contacter, ainsi que chaque contributeur de Critics’ Forum, à comments@criticsforum.org. Les articles publiés dans cette collection sont accessibles en ligne sur www.criticsforum.org. Pour vous abonner à la version électronique hebdomadaire de nouveaux articles, veuillez cliquer sur www.criticsforum.org/join. Critics’ Forum est un groupe créé pour débattre de questions liées à l’art et à la culture arménienne en diaspora.]

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Source : http://www.criticsforum.org/pdf/1278748852.pdf
Traduction : © Georges Festa – 07.2010.
Avec l’aimable autorisation d’Hovig Tchalian.