dimanche 18 septembre 2011

Agop J. Hacikyan - John D. Balian - Mary M. Kandalian-Aslanian

© Interlink Books, 2009 – BookSurge Publishing, 2011 – VMV-Print, 2010


Nouveaux romans inspirés par des récits de survivants du génocide et son héritage

The Armenian Reporter, 18.05.2011


Trois ouvrages – d’Agop J. Hacikyan à Montréal, de John Balian au New Jersey et de Mary Kandalian-Aslanian de San Francisco – tous récemment publiés, suivent des intrigues liées à des êtres affectés par l’expérience arménienne en Turquie.

The Lamppost Diary, d’Agop J. Hacikyan, suit les joies, les angoisses et les frasques – ainsi que l’éveil à la sexualité et à la politique – d’un garçon grandissant dans des temps et des circonstances difficiles.

En tant qu’Arménien à Istanbul, rien n’est sûr pour le jeune Thomas, excepté le lampadaire qu’il touche chaque jour en guise de talisman lorsqu’il se rend à son école. Le lampadaire signifie la stabilité, à mesure qu’il découvre que les adultes mentent ; son corps change selon des modalités qui l’effraient et le fascinent ; et il n’est pas certain des sentiments qu’éprouve sa jeune voisine, Anya.

Tandis que les années passent et qu’il explore les merveilles d’Istanbul, sa couleur, ses foules, ses odeurs et senteurs, il prend aussi de plus en plus conscience des événements qui dépassent son univers, y compris la Seconde Guerre mondiale, ainsi que du spectre du génocide arménien qui hante ses parents.

Dix années passent, Anya est partie aux Etats-Unis étudier la médecine, tandis que Tomas lutte pour trouver sa place en tant que jeune Arménien en Turquie. Lorsque Anya lui demande de la rejoindre, sa fierté masculine et ses poches vides le retiennent au pays.

Il devient l’éditeur d’un nouveau magazine littéraire et les choses semblent répondre à ses vœux, jusqu’à ce qu’un de ses collaborateurs soit brutalement assassiné, à cause apparemment d’un récit que Tomas a publié.

Tomas pourra-t-il fuir le pays et rejoindre Anya, avant d’être rattrapé par l’enquête criminelle ?

[Professeur et écrivain, né en Turquie, d’origine arménienne, Agop J. Hacikyan vit au Québec depuis 1957. Il est l’auteur de plusieurs livres sur la littérature et la linguistique, ainsi que de nombreux essais et traductions, et de cinq romans, dont le best-seller international A Summer without Dawn (Interlink, 2010). Il est le principal éditeur de la collection "The Heritage of Armenian Literature" (Wayne State University, 3 vol., 2000, 2002, 2005). Il vit à Montréal.]

____________


John D. Balian, docteur en médecine, a vécu sur les lieux de Gray Wolves and White Doves et a été témoin des bouleversements politiques et sociaux qui ont tourmenté le Moyen-Orient. D’après lui, ce récit singulier et intemporel du Bien combattant le Mal et de la persévérance des opprimés attirera un lectorat masculin, qu’intéressent la culture, l’histoire et la politique.

Les journées d’Hanna, qui grandit dans un village isolé de Turquie, sont emplis d’aventures et des récits merveilleux de son père. Mais, la nuit tombée, Hanna veille avec sa mère, tandis que son père et les autres villageois protègent leurs familles et leurs foyers des brigands. Hanna ne peut imaginer une seule seconde que la vie puisse être différente, jusqu’à ce que la tragédie frappe et que l’existence qu’il a connue et aimée s’achève brusquement. Séparé de sa famille, ses espoirs et ses rêves d’avenir brisés, Hanna trouve refuge dans un séminaire à Jérusalem.

Rebaptisé Jonah, il chérit son héritage et sa nouvelle identité. Il est persuadé d’avoir trouvé un substitut à sa famille et à sa maison adorées jusqu’à ce qu’il se retrouve plongé dans les conflits profanes de la Ville Sainte. Echappant de justesse aux services secrets turcs redoutés, il voyage dans des terres étrangères en tant que fugitif, avant de se voir proposer un compagnonnage séduisant avec un groupe clandestin. Hanté par l’idée de passer sa vie dans une prison turque, Jonah doit choisir entre abandonner ses principes pour accomplir une mission vengeresse ou entamer une nouvelle vie dans le Nouveau Monde.

« Ce roman est l’histoire d’un enfant en quête de lui-même, parmi les dissensions et les bouleversements du monde toujours changeant dans lequel nous vivons », précise Balian.

L’A. espère que son roman éclairera les lecteurs sur le cycle interminable des conflits tel qu’il s’exprime à travers la pléthore des affrontements internationaux à la une de l’actualité. Avec ce roman, il désire offrir aux lecteurs un point de vue singulier sur les expériences que beaucoup de gens connaissent en vivant au Moyen-Orient.

Gray Wolves and White Doves est disponible à la vente sur Amazon.com et autres distributeurs.

[John D. Balian, docteur en médecine, est né dans un petit village d’Anatolie, en Turquie, et a grandi dans plusieurs pays du Moyen-Orient et d’Europe, avant d’émigrer aux Etats-Unis. Diplômé de l’Université Columbia et de la Faculté de médecine de l’Université Tufts, il est membre dirigeant d’une multinationale basée aux Etats-Unis. Gray Wolves and White Doves est son premier roman. Site internet : www.johnbalian.com].

_____________


Alhambra : Shadows of Memory, de Mary M. Kandalian-Aslanian, est paru fin 2010 à Erevan, en Arménie.

C’est l’histoire d’une Arménienne, survivante du génocide, dans la vie de laquelle l’Alhambra – dans la ville de Grenade, en Espagne – joue un rôle important. Dans un train pour Grenade, Maria rencontre une Gitane, musicienne flamenco, à qui elle racontera plus tard la vie et l’histoire d’amour de sa grand-mère. Cette rencontre heureuse à bord du train et son séjour à Grenade changeront l’existence de Maria, comme le lui prédit la Gitane.

[Née à Erevan, diplômée en langues et littératures romane et germanique de l’Université d’Etat d’Erevan, Mary M. Kandalian-Aslanian est écrivaine, traductrice et graphiste.
Depuis 1983 elle réside dans la région de San Francisco. Ses nouvelles et ses articles ont été publiés dans Ararat, Navasard, Milvia Street, The Armenian Observer et Grakan Tert (publications de l’Union des Ecrivains d’Arménie). Certaines de ses nouvelles figurent dans des anthologies de nouvelles en arménien américain moderne, publiées par l’Union des Ecrivains d’Arménie. Son premier ouvrage, Here and There [Aysdegh yev Ayndegh], un recueil bilingue (arménien, anglais) de nouvelles, est paru en 2007. Mary Kandalian-Aslanian est membre de l’Union des Ecrivains d’Arménie, au titre de la diaspora.

Extraits de recensions :

« Il y a trois ans, nous avons eu la bonne fortune de découvrir le recueil bilingue (arménien, anglais) de nouvelles de Mary. Ce roman qui lui succède est inattendu, à la fois plaisant et surprenant. Un livre politique, national et international », déclare Levon Ananyan, président de l’Union des Ecrivains d’Arménie. « Cet ouvrage expose pour la première fois les relations entre Arméniens et Gitans : deux familles, deux tragédies – à savoir, le génocide arménien et [le bombardement de] Guernica », dit-il. (Cité par Vanik Santryan, in : « Story of an Armenian Woman with Reflections from her Past », Hayastani Hanrapetoutioun, 26 janvier 2011).

« Ce livre se lit d’une traite. Des dialogues brillants et une intrigue captivante sont entrelacés avec des pages d’histoire qui aident à comprendre toute une période. De nombreux faits concernant les Gitans et les Espagnols, ainsi que le peuple arménien, donnent à penser que le roman Alhambra : Shadows of Memory suscitera un grand intérêt parmi les lecteurs en Espagne, en Hongrie et à travers le monde. » - Artsvi Kakhchinyan, arménologue, écrivain.

« L’auteur a étudié de nombreux ouvrages d’érudition et littéraires pour recréer le mode de vie et les traditions d’une époque lointaine, présenter au lecteur toute la diversité de la culture espagnole, les caractéristiques ethniques de la vie des Gitans, ainsi que les traditions et l’histoire des Arméniens, y compris le génocide de 1915 […] L’ouvrage couvre une large période, tandis que la narration alterne avec des passages historiques. En outre, tous les événements s’y déroulent avec pour toile de fond la musique célèbre des gitans andalous – le flamenco -, dont les rythmes et les couleurs imprègnent le récit. » - Magdalena Zatikian, « The History of Armenia in the Rhythms of Flamenco », Golos Armenii, 3 février 2011.

Contact éditorial : hyeart@earthlink.net

___________

Source : http://www.reporter.am/index.cfm?objectid=F3FCB264-81DB-11E0-A7050003FF3452C2
Traduction : © Georges Festa – 09.2011.