dimanche 8 avril 2012

Adolfo Pérez Esquivel - Interview / Entrevista con Adolfo Pérez Esquivel

© Desclée de Brouwer, 2000


Entretien avec Adolfo Pérez Esquivel

par Eugenia Akopian

El Puente, 02.04.2012


[Poursuivant le cycle d’entretiens avec des intellectuels reconnus de notre pays, El Puente a rencontré Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix. Lors de cette conversation enrichissante, Adolfo analyse la situation présente du monde, explique les invasions au Moyen-Orient, du fait des ressources naturelles et témoigne son soutien à Juez Baltasar Garzón. Il évoque aussi l’union latino-américaine, la nécessaire reconnaissance par la Turquie du génocide arménien et, naturellement, nous n’avons pas laissé de côté le contexte actuel de l’Argentine, incluant des déclarations sur les îles Malouines.
Nous remercions Adolfo Pérez Esquivel et tous ses collaborateurs pour nous avoir accueillis aussi aimablement au SERPAJ (1) et avoir eu cet entretien avec El Puente qui fut, comme toujours, un régal !]

- El Puente : Comment voyez-vous le monde actuel ? Comment pourriez-vous l’expliquer ?
- Adolfo Pérez Esquivel : Le monde actuel est très divers. Notre mère nature n’a jamais créé de monoculture ; or, actuellement, il s’agit d’imposer une monoculture des esprits. Néanmoins, se manifeste une résistance d’une grande biodiversité de pensée, de croyances, d’expériences. Je crois qu’en règle générale, la nature et le monde n’ont jamais été statiques, ils se suivent en se régénérant d’eux-mêmes. Auparavant, il y avait l’Est – l’Ouest, deux grandes puissances qui s’affrontaient, combattaient entre elles, sans que pour cela nous nous battions entre nous au plan idéologique. Depuis la chute du mur de Berlin, le monde est devenu unipolaire : il y avait une grande puissance au milieu qui ressemblait au Dieu suprême, et puis ils se sont rendus compte qu’il s’agissait d’une idole aux pieds d’argile. Maintenant, le monde est multipolaire, à savoir qu’il y a des régions qui se développent à toute allure, comme par exemple la Chine, qui va devenir la première puissance mondiale. Les Etats-Unis constituent une puissance en passe d’être détrônée et sont le débiteur le plus important de la Chine actuellement. Ce qui aurait semblé auparavant impossible, mais aujourd’hui la Chine est un pays « capi-communiste », qui est en train de conquérir les marchés internationaux. D’autre part, en Amérique Latine, il se passe quelque chose de très intéressant, à savoir une force régionale, le MERCOSUR, l’UNASUR, la CELAC (2). Il existe des positions différentes comme l’Union Européenne et d’autres régions vont surgir. Avant, disait-on, nous connaissions une époque très difficile avec des guerres et des conflits, mais nous devons prendre en compte le fait que nous vivons une époque intéressante.

- El Puente : Nous habitons un monde qui a connu de nombreuses variations et modifications…
- Adolfo Pérez Esquivel : C’est ainsi, et pour aller à la racine du problème, je voudrais rappeler brièvement que le monde s’est modifié à travers cette dynamique dans le temps, comme je l’ai signalé plus haut. Mais il faut aussi voir du point de vue de la science et des techniques. Loin de les maîtriser, ce sont elles qui nous maîtrisent : le sujet finit par devenir objet de la technologie. Elles ont un impact sur la pensée, la philosophie et la conception du monde. Là se pose une question fondamentale, à savoir le temps. Nous avons des montres, nous sommes épuisés, nous possédons un temps mécanique et nous allons toujours à contretemps du temps naturel, parce que nous vivons sur un mode accéléré. Ce qui nous fait perdre la dimension humaine, la capacité de penser par nous-mêmes. Lorsque je parle de monoculture de l’esprit, cela a à voir avec cette accélération du temps, où les mots sont pervers, entre autres « globalisation ». Nous sommes globalisés et nous avons à notre disposition tout ce bavardage des moyens de communication, où une information vieillit en l’espace de cinq minutes, sans que l’on ait le temps de l’élaborer. Ce sont là des toxiques pour l’esprit. Dans cette monoculture, ils arrosent les hommes de produits toxiques. Nous sommes si accélérés que nous n’avons plus la capacité de penser.

- El Puente : Dans ce monde que vous achevez de décrire, existe une région qui est celle du Moyen-Orient. Nous aimerions connaître votre opinion sur les événements en cours.
- Adolfo Pérez Esquivel : C’est quelque chose qui nous préoccupe beaucoup et qui dure depuis plus de 60 ans : la folie d’Israël, la Palestine, les murs… J’évoque très souvent les murs qu’il nous faut abattre, mais il y en a plus de quarante à travers le monde et les plus difficiles à abattre sont ceux que nous possédons en nous. J’ai écrit et signalé le fait à de multiples reprises : si nous n’avons pas la capacité d’abattre ces murs, nous sommes perdus. Toutes ces guerres en Irak, en Afghanistan, en Libye. J’ai voyagé en Irak, j’ai fait douze jours de voyage de la Jordanie jusqu’en Irak, deux mille kilomètres de désert… Quand je suis arrivé à Bagdad, j’ai pu voir l’horreur et la mort des enfants… Au nom de quoi ? Et là le problème n’était pas Saddam Hussein, puisqu’il était l’allié des Etats-Unis dans la guerre contre l’Iran. Ce pour quoi en réalité ils sont venus dans cette région, c’est chercher ses ressources : le pétrole, fondamentalement. Ce sont des pays qui ont très peu d’eau et quand nous sommes allés, nous en avons apporté à l’hôpital pour enfants. Les médicaments que les grands pays qui parlent de démocratie et en envoient là, sont périmés. Il en est rempli et au nom de quoi ? Voilà pourquoi ils viennent dans cette région : pour ses ressources. Bientôt ils viendront ici, en Amérique latine, avec le problème minier et l’eau, une ressource non renouvelable. Des navires viennent déjà, qui embarquent l’eau douce et l’emportent. Alors, que se passe-t-il au Moyen-Orient ? C’est une folie de les voir se tuer mutuellement… Mais c’est pareil avec les Kurdes ou ce qui s’est passé avec les Arméniens, qui sont des peuples qui essaient de récupérer leur identité, leurs biens, leur religion, leurs valeurs. Le Moyen-Orient est soumis aujourd’hui à cela et nous ignorons ce qui peut arriver demain avec l’Iran. Là aussi entre en jeu l’OTAN, joint aux bases militaires nord-américaines dans de nombreux pays, y compris aux Malouines. Nous ne pouvons traiter isolément le cas particulier du Moyen-Orient, parce que les Nations Unies, malheureusement, sont une organisation internationale vide de contenu et de forme et qui nécessite une démocratisation, puisqu’elle est aux mains des cinq grandes puissances. Comment l’ONU peut-elle progresser avec l’invasion de la Libye ? Ces organisations n’ont plus de sens. Je me réjouis qu’en Amérique latine soit apparue l’UNASUR, puisque l’OEA (3) ne fonctionne pas, elle non plus, et qu’elle se trouve aux mains des Etats-Unis. Nous sommes face à une hypocrisie globalisée.

- El Puente : Passons du Moyen-Orient à l’Espagne… Nous aimerions vous interroger sur l’analyse que vous faites des événements liés à Juez Baltasar Garzón.
- Adolfo Pérez Esquivel : Pour les Argentins, Baltasar Garzón est un héros, pour les Basques c’est un démon. Nous le défendons parce que ce qu’ils lui ont fait, lorsqu’il voulut enquêter sur les crimes du franquisme, ce fut de lui fermer la porte et le sanctionner en tant que juge : une injustice totale et absolue. Quant aux enquêtes menées en Argentine, j’ai été un des premiers témoins lors du procès de Madrid. Je me rappelle que lorsque j’ai été le voir, je n’étais pas encore autorisé à plaider sa cause, je lui ai écrit sur cinq pages d’un carnet mon témoignage et je l’ai fait parvenir à Baltasar Garzón. Je n’étais pas encore autorisé à me saisir du dossier argentin, j’avais une demande, mais je n’avais pas de décision de la Cour Suprême, et ensuite le juge effectua un très bon travail sur le dossier argentin. Le fait qu’ils aient empêché Garzón d’enquêter sur les crimes du franquisme est donc un vrai scandale. Mais l’Espagne est comme ça ; il faut comprendre, dans son contexte, que depuis la mort de Franco, ils ont recouvert d’une chape de silence, je dirais même d’oublis intentionnels, tout ce que furent ces crimes qui impliquèrent des enfants séquestrés et disparus. Par la suite, les militaires argentins reprirent cela et utilisèrent la méthodologie de la séquestration et de la disparition employée en Espagne. La justification était que ces enfants ne soient pas contaminés par l’idéologie de leurs parents. Nous défendons la position de Garzón, car c’est lui qui ouvrit la voie du Droit à la Vérité et à la Justice et qui obtint que Pinochet fût arrêté à Londres. Ces choses sont très importantes, mais l’Espagne les occulte toujours et c’est une tragédie. Or la mémoire ressurgit toujours au sein des peuples, car les ancêtres ressurgissent, ils sont toujours là. Même chose avec les Arméniens : jamais nous n’oublierons le génocide. Ni Hiroshima où, même s’ils veulent l’occulter, les ancêtres ressurgissent, ce sont les êtres vivants de la mémoire, ils ne sont jamais partis, ils sont là et nous accompagnent. Voilà pourquoi je dis que la mort est toujours éprise de la vie, il n’y a pas de mort s’il n’y a pas de vie, il n’y a pas de vie s’il n’y a pas de mort ; nous sommes une continuité, nous revenons pour ressurgir.

- El Puente : Pour continuer sur cette thématique de la mémoire, passons au cas arménien. Nous sommes proches du 24 avril, un nouvel anniversaire du génocide arménien… La communauté internationale a progressé à ce sujet, y compris l’Argentine qui l’a reconnu par une loi et a jugé l’Etat turc… Quelles conditions faut-il donc se donner pour que la Turquie le reconnaisse enfin, en fonction de quelles circonstances, quel paradigme ?
- Adolfo Pérez Esquivel : La Turquie doit élaborer une mémoire des lumières et des ombres du passé de son peuple. Elle n’a pas le courage de le faire, comme n’ont pas le courage de le faire les militaires au Brésil ou en Espagne. Occulter revient à penser que l’on peut taper du poing sur la table. Cela a à voir avec l’éducation, avec la prise de conscience, faire un travail de mémoire. Ce serait salutaire pour le peuple turc : la reconnaissance et, en outre, la dignité de comprendre ce qui s’est passé. Je crois que le peuple arménien a besoin de cette reconnaissance. Je l’ai déjà déclaré en tant que membre du Tribunal Permanent des Peuples ; j’ai écouté les survivants qui étaient très âgés alors et qui ne sont plus parmi nous aujourd’hui. Lorsque nous écoutons le témoignage de ces personnes qui avaient plus de 80 ans, ils redevenaient des enfants. Je ne les voyais déjà plus comme des personnes âgées, je les voyais enfants, c’était comme photographique, ils commençaient à parler de leur père, de leur mère, de leur oncle, comment ils les mirent à l’abri, comment ils les emmenèrent. La reconnaissance contribuerait à ce qu’il n’y ait plus de génocides ; à partir de là, la mémoire est nécessaire, car non seulement le peuple arménien doit préserver la mémoire, mais le peuple turc lui aussi doit préserver la mémoire et ne pas s’engager dans l’oubli intentionnel. Ils savent, mais ils ne veulent pas le reconnaître : voilà ce que sont les oublis intentionnels. Très souvent, nous sommes tant plongés en nous-mêmes que nous ne comprenons pas ce qui se passe autour de nous. Un vieux proverbe dit : « Le poisson ne voit pas l’eau, car il vit dedans. » Il faut que nous commencions à voir un peu plus, savoir que nous sommes dans l’eau, nous nageons comme des poissons, mais que la mer ne se limite pas à un aquarium. En même temps, nous devons comprendre qu’une goutte d’eau est toute la mer et que toute la mer est contenue dans cette goutte d’eau ; c’est l’un et le tout.

- El Puente : Et qu’en est-il en Amérique latine de ce devoir de mémoire ?
- Adolfo Pérez Esquivel : L’important pour l’Amérique latine est qu’elle retrouve la parole et c’est fantastique, parce qu’il n’y a pas de parole sans pensée. En Amérique, comme dans d’autres peuples, nous sommes en train de découvrir qui nous sommes et où nous allons. Il se passe des choses admirables dans ce continent. Il y a des choses que l’on commence à voir et à subir aussi, mais il y a toujours beaucoup d’espoir. Cela fait 50 ans que je parcours ce continent et chaque jour je me passionne davantage. Impossible de vivre la vie sans passion, non ?

- El Puente : En mettant l’accent sur l’Argentine, comment décririez-vous la situation actuelle du pays, compte tenu du rôle des droits de l’homme ?
- Adolfo Pérez Esquivel : En Argentine, le thème des droits de l’homme, du moins du point de vue actuel officiel et de nombreux organismes, s’est limité à la période 1976-1983, l’époque de la dictature, sans voir ce qui se passe aujourd’hui dans le pays. Le gouvernement s’intéresse aux droits de l’homme, car cela les intéresse au plan politique. Il a fait des choses intéressantes et il faut le reconnaître, par exemple, avoir accepté le fait que nous ayons travaillé durant de nombreuses années annule les lois d’impunité. Ce qui a ouvert la voie aux juges et aux Droits à la Vérité et à la Justice ; l’Argentine a progressé à cet égard et c’est très positif. Mais ce qui n’est pas positif, c’est que les droits de l’homme commencent et s’achèvent là ; c’est une erreur énorme. De nombreux organismes, et je le dis avec beaucoup de respect, car ce sont tous des compagnons de lutte depuis de nombreuses années, doivent être indépendants de quelque parti politique et de quelque gouvernement en exercice que ce soit, car alors ils ne sont pas crédibles ; il faut préserver l’indépendance. Etre indépendant a un coût et un coût important ; c’est le sens de la liberté. Nous sommes en train de travailler la question de l’industrie minière, le problème des monocultures, la question des jeunes, l’exploitation des jeunes, la traite des êtres humains. Je crois que le gouvernement s’est trompé comme tant d’autres l’ont fait. Nous aussi, nous pouvons nous tromper. Mais, par respect pour les droits de l’homme, nous devons savoir très clairement où nous abordons et à partir d’où nous passons concrètement un compromis. L’Argentine est peut-être un des rares pays où, via la justice fédérale, la justice ordinaire juge les crimes contre l’humanité et il faut le souligner. En cela, je soutiens ce gouvernement, mais je ne le soutiens pas dans d’autres domaines. Nous ne sommes pas des opposants, mais nous restons critiques, car je considère qu’ils se sont engagés dans une voie équivoque. Nous devons maintenir une ligne de conduite pour être crédibles, car si, du fait d’être alliés du gouvernement, nous ne critiquons pas ce qui n’est pas correct, cela signifie que nous ne jouons pas notre rôle dans la société. Dans notre pays se commettent de nombreux délits, de nombreuses violations des droits de l’homme.

- El Puente : Pour finir, nous aimerions vous interroger sur la question des Malouines. Nous savons que vous avez adressé une lettre publique à David Cameron et que vous faites aussi partie, avec d’autres intellectuels, d’une pétition internationale. C’est pourquoi nous aimerions en savoir un peu plus sur votre position à propos des Malouines.
- Adolfo Pérez Esquivel : Dans le cas des Malouines, nous avons fait partie de beaucoup de choses durant la guerre. Il y a un fait indiscutable : si l’on considère historiquement le traité de Tordesillas (4), les Malouines restent dans le domaine de l’Argentine. Les Anglais expulsent les habitants et implantent une population de type colonial ; voilà pourquoi les Nations Unies ne reconnaissent pas le droit à l’autodétermination des Malouinais. Savez-vous combien il existe en réalité de Malouinais aux Malouines ? Je vais vous dire. Il existe 1 300 Malouinais originaires de l’archipel. Entre 800 et 850 habitants, plus ou moins, sont de différentes nationalités, dont beaucoup de Chiliens. Il y a 1 500 soldats : c’est-à-dire qu’il y a un soldat pour deux Malouinais. Quelle est l’importance des Malouines ? Et si nous parlons des Malouines, nous devons parler de l’Antarctique, parce qu’ils sont en lien direct. Je vais vous dire une chose que vous ignorez : dans l’Antarctique naquirent huit bébés, des petits pingouins antarctiques argentins. Deux d’entre eux sont des enfants d’officiers et six autres le sont de sous-officiers. Ce serait une bonne chose que la Présidente (5) les réunisse, puisque ce sont des habitants autonomes de l’Antarctique. Maintenant, je reprends la question initiale : que se passe-t-il aux Malouines ? Les Malouines sont très riche en pêche. Dans ma dernière déclaration, « Les Malouines sont argentines, comme l’Argentine », je signale plusieurs choses à ce sujet. Nous voulons récupérer les îles, mais qu’en est-il de notre territoire, lorsqu’en Patagonie, Benetton possède plus d’un million d’hectares de terres ? La loi sur l’industrie minière, et cela concerne aussi les Malouines parce que des minéraux s’y trouvent, stipule que l’Etat argentin, durant trente ans, ne peut ni explorer, ni exploiter les ressources minières dans le pays. Tout problème concernant le cas minier doit être traité au sein de tribunaux étrangers et non dans ceux argentins. Cela réduit la souveraineté nationale ; il s’agit d’une trahison complète. De quelle souveraineté parlons-nous donc ? Que penser de la souveraineté sans en posséder une ? Qu’a fait Evo Morales, un Indien Aymara, lorsqu’il a accédé à la présidence ? (6) La première chose qu’il a faite en tant que mesure gouvernementale fut de récupérer le pétrole, le gaz, les ressources naturelles, l’industrie minière. Il a déclaré aux entreprises : « Si vous voulez suivre, nous pouvons nous arranger de telle ou telle manière, sinon, quittez le pays ! » Personne n’est parti, car auparavant ils volaient et maintenant ils gagnent de l’argent. La première chose que fit Evo fut de récupérer la souveraineté nationale. Pas nous. Nous continuons de brader tout notre patrimoine. Les entreprises minières s’élèvent à 97 % des ressources et nous, nous ne sommes maîtres de rien. Après le mois de juin, l’affaire des Malouines va passer au second plan. Maintenant c’est l’euphorie, les 30 ans… Or, le 14 juin [2012], la Présidente se rendra au Comité de Décolonisation des Nations Unies pour évoquer la nécessité de négocier, ce qui me paraît une bonne chose, mais ce n’est pas suffisant. Vous pouvez parler de la souveraineté et du droit d’un peuple, lorsque vous voulez vraiment un pays souverain ; mais si aujourd’hui tu persistes à brader tout le patrimoine, de quelle souveraineté parlons-nous ?
Mais il ne faut pas perdre espoir. Il faut continuer le combat, parce qu’il y des réserves à travers le monde : la résistance, la prise de conscience. Les droits de l’homme n’ont jamais été un palliatif pour apaiser la douleur de ceux qui souffrent ; c’est un chemin, c’est un processus de libération.

NdT

1. Fundación Servicio Paz y Justicia - Argentina, site web : www.serpaj.org
2. MERCOSUR : Mercado Común del Sur (1991) ; UNASUR : Union des Nations Sud-américaines (2008) ; CELAC : Communauté des Etats Latino-Américains et des Caraïbes (2010).
3. OEA : Organisation des Etats Américains (1948).
4. 7 juin 1494 - http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Tordesillas
5. Cristina Elisabet Fernández de Kirchner, Présidente de la République argentine depuis 2007 - http://fr.wikipedia.org/wiki/Cristina_Fern%C3%A1ndez_de_Kirchner
6. Juan Evo Morales Ayma, Président de la Bolivie depuis 2006 - http://fr.wikipedia.org/wiki/Evo_Morales

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Source : http://www.epcomunicacion.com.ar/blog/perezesquivel/
Traduction de l’espagnol : © Georges Festa – 04.2012.