jeudi 5 septembre 2013

Ayvaz Avoyan (1955-2011)

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Ayvaz Avoyan (1955-2011)


Dans cet itinéraire, à la fois singulier et profondément universel, se livrent à la fois accords sombres, espoirs fous, noyades et ivresses, nos errances, nos métissages, en partage. 

Comment ne pas songer aux grands mystiques, aux audaces gnostiques, aux mots de ceux qui ont vu l’innommable ? Comment ne pas se reconnaître dans ce visage entre enfance et mort, entre innocence perdue et révolte outre humanité ? 

Au croisement des Fauves, de Gorky ou De Kooning. Mais aussi des exils, des soifs, des mirages. 

Somme toute, qui sommes-nous ? Qu’es-tu, spectateur, acteur, marionnette, spectre ? Vers quel personnage te tournes-tu ? Quels autres as-tu déjà traversés ? 

Irrigué d’histoire, ton sang se nourrit des mondes. Inlassablement, inexorablement. A l’orée de la vie. Noces polychromes. Les cycles auront-ils une fin ? 

Les mille et un soleils qui ont vu guerres, sacres, viols, séismes. Les atomes sans nombre. Qui s'éploient, se dévorent. A donner le vertige. 

Peindre comme on exorcise. Comme pour s’arracher une dernière fois à la disparition. De toutes ces coulées recomposer un printemps. Improvisé, irrépressible. 

Homme ou femme. Vieillard ou enfant. Etre là. Quand la pitié s’invite sur scène. Que faire ? 

Dialogue du peintre avec l’anonyme, les sans voix, les oubliés. Lorsque toi aussi tu t’illumineras de lumière. Pour faire cesser la nuit.

© georges festa – 09.2013