samedi 21 septembre 2013

Vicken Chaldranian - The Voice Of Silence


© VS – Tigers Film Production, 2013

 

The Voice of Silence de Vicken Chaldranian : un public conquis
 


ARLINGTON, Mass. – Quelque chose d’extraordinaire s’est produit mercredi 28 août, au Regent Theater d’Arlington, dont se souviendront longtemps, avec émotion, tous ceux qui ont assisté à la présentation de Vicken Chaldranian, The Voice of Silence, un film empli de sagesse et de surprises.

Producteur et réalisateur, artiste et cinéaste, lauréat de nombreux prix, Chaldranian a conquis un public âgé de 12 à 90 ans, par sa maîtrise artistique et son scénario philosophique à souhait, parcourant en détail un monde inquiet, ravagé par la cupidité, l’égoïsme et l’hypocrisie.

L’histoire est racontée par la voix de Mariam Davtyan, qui joue le rôle de Jiji, une jeune femme victime de violences domestiques et autres problèmes graves et qui survit, cachée dans une décharge sablonneuse, parmi des carcasses de voitures et des chiens errants. Elle est découverte par John, un touriste venu de Californie, qui est fasciné par sa capacité à surmonter les pires obstacles dans sa vie, à travers de brefs aperçus sur la jeune femme ravissante, aimant s’amuser et intelligente qu’elle a dû être.

Chaldranian dirige avec brio Davtyan, capable d’atteindre en profondeur son âme, pour communiquer fiévreusement la vie tragique de Jiji via l’analyse philosophique de Chaldranian. Son dialogue sur scène avec John, interprété par Chaldranian, touche un point sensible, lorsqu’elle demande pourquoi il faut qu’il y ait autant d’indifférence dans ce monde, avec sa douleur et sa souffrance immense, que suit sa danse insouciante, désinvolte sur le toit d’un vieux camion déglingué, à John, lequel tape rythmiquement sur un bidon d’essence vide, mis au rebut. L’œuvre montre les bons et les mauvais côtés de l’humanité. Toujours en quête de sérénité et de tranquillité d’esprit, Jiji trouve joie et accomplissement dans les choses les plus simples de la vie.

Ce film est plein de contrastes et se déroule à la façon des montagnes russes. 

Davtyan a remporté le prix de la meilleure actrice lors d’un concours en Arménie.

L’Armenian International Women’s Association (AIWA – Association Internationale des Femmes Arméniennes) présentait ce programme, dont une partie des bénéfices ira au Centre de Soutien pour femmes à Erevan.

A la suite de la projection, Vickn Chaldranian remercia l’AIWA pour avoir soutenu le film, ainsi que toux qui ont contribué à son succès, dont Eva Medzorian, présidente de l’association, Suzanna Soukiasian, Paul Boghosian, Arlette Yegoumians et Tatoul Badalian. Avec une mention spéciale pour le traducteur, Arman.

« Mes films sont moins le produit de ma conscience que de mon cœur, car une conscience peut être sans cœur, alors que le cœur donne une âme à la conscience, » a déclaré Chaldranian.

Un débat animé a suivi. En témoignage de gratitude, Chaldranian fut ovationné par un public enthousiaste.

Décoré en 2001 de la médaille Movsès Khorenatsi [Moïse de Khorène] par le président de la République d’Arménie, lauréat 2006 du prix Anahit, décerné par l’Union des Cinéastes d’Arménie, pour sa contribution très importante à l’industrie du cinéma arménien, artiste émérite 2007 de la République d’Arménie, Chaldranian s’est vu décerner en 2008 le prix de l’Etoile d’Or du professeur Sofi Takhalova par l’Académie des Sciences et des Arts d’Europe de l’Ouest, aux Pays-Bas, entre autres nombreuses distinctions.

The Voice of Silence a aussi remporté plusieurs prix en Arménie et dans des festivals internationaux.               

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Source : http://www.mirrorspectator.com/pdf/092113.pdf
Traduction : © Georges Festa – 09.2013