samedi 11 janvier 2014

Shadi Ghadirian





© Shadi Ghadirian, série "Like every day," 2000
www.creazina.it


Des enfermements l'autre


Pousser l'absurde jusque dans ses retranchements. Puisque l'ordre, la loi nous dictent leurs frontières. Dans cette galerie de contemporaines d'outre-Orient, l'artiste nous convie derrière le miroir. L'envers des apparences. Vices cachés des vertus publiques. Du coup, de simples objets du quotidien se font transfigurations. Les gestes, les répétitions. Lorsque l'existence se résume à des codes. Servir, laver, gratter. En lieu et place de visages, des injonctions. Icônes muettes, invisibles. Au premier regard absentes. Mais qui exhibent le véritable interdit. Celui des échanges, des attentes. Mise à nu du système. Car il ne s'agit pas simplement de clôturer, d'envelopper, d'effacer. Ce que nier veut dire. Tu n'existes pas. De ce linceul faire un étendard. De ces plis manifester la vie. De ces outils fabriquer du rêve. De cette nuit forger un carnaval. L'art des détournements, des artifices. Manifeste du simulacre. Puisque tout n'est qu'illusions. Songes de l'obéissance, de la domination. Les quatre postulations de l'insoumission. Repousser les limites. Libres, souveraines. Autres.

© georges festa - 01.2014