samedi 21 mars 2015

L'origine armena degli Etruschi (II) - L'origine arménienne des Etrusques (II)



 Danseurs, tombe du Triclinium, nécropole de Monterozzi (Italie), vers 470 av. J.-C.
Musée National Etrusque de Tarquinia (Italie)
© The Yorck Project: 10 000 Meisterwerke der Malerei, Directmedia, 2002
http://commons.wikimedia.org


L'origine arménienne des Etrusques (II)
par Diane Keuroglian et Karine Mkrtchyan
Akhtamar on line (Rome), 15.03.2015, n° 197


Les disciples dirent à Jésus : "Dis-nous, quelle sera notre fin ?" Jésus leur répondit : "Vous avez donc trouvé le début, pourquoi chercher la fin ? Voyez, la fin sera là où est le début. Heureux celui qui se place au début : car il connaîtra la fin et n'éprouvera pas la mort."

Au milieu du 19ème siècle, Robert Ellis, ayant déjà eu un pressentiment prophétique, avertit l'humanité du grand danger qui menaçait le peuple arménien. Il était convaincu que, lors de la classification des langues indo-européennes "l'on avait délibérément voulu représenter l'arménien en sorte de le classer comme langue isolée et par conséquent éloignée du groupe aryen."

Pour pouvoir mieux comprendre l'aspect monstrueux du projet d'anéantissement du peuple arménien, encore inachevé et en cours dans toutes ses manifestations inhumaines, revenons à Robert Ellis. D'après lui, "les Phrygiens et les Arméniens appartiennent à la même famille. Par conséquent, l'origine des premiers est arménienne et la preuve en est que le phrygien ressemble davantage à l'arménien qu'au grec. Il faut se rappeler que, même si le phrygien et le grec sont des langues anciennes, l'arménien est la forme la plus reculée, ce dont nous avons été convaincus en la comparant avec toutes les formes qui ont suivi. L'arménien est très proche au plan linguistique du phrygien, lequel s'apparente très vraisemblablement à la famille aryenne. La langue suivante dans cette parenté linguistique pourrait être le persan."

Les analyses linguistiques opérées par Robert Ellis montraient qu'il n'y avait pas seulement une ressemblance dans les mots étrusques et arméniens, mais aussi dans l'ensemble des règles grammaticales, excluant néanmoins le reste des nombres étrusques qui ont davantage d'affinités avec les langues caucasiennes, à savoir leurs voisins nordiques à cette époque.

Sur son tableau R. Ellis avait démontré la correspondance et l'équivalence des lettres grecques avec l'alphabet arménien, même si elles ne sont pas toujours égales au plan phonétique. Comme on voit, l'alphabet le plus achevé et le plus riche de sons nécessaires est évidemment l'arménien.

Dans l'antiquité, les valeurs étaient différentes : la bêche ou la houe servant à remuer la terre pouvaient être faites d'or, mais l'or véritable était l'écriture. Les Basques, les Etrusques, directement ou indirectement, sont tous porteurs de ce "vosc," "usc" ou "osc," signe de l'or. Le peuple qui possédait l'écriture possédait l'or - l'or véritable, voski (ոսկի) en arménien. Or la source de cet or véritable était le haut plateau arménien et la langue arménienne. Alors que les Basques et plus particulièrement les Etrusques étaient, de fait, d'habiles orfèvres, ils étaient convaincus que leur véritable richesse résidait dans la langue et dans l'écriture, et la condition de noble était liée à l'alphabétisation. La langue basque Euskera signifiait "or," en arménien voski (ոսկի). Mais combien de gens savent que du 5ème siècle avant J.-C. à la fusion du latin et de l'étrusque, fut créé l'osque des Osques et des Samnites, lequel conquit le territoire qui s'étendait de l'Ombrie aux Pouilles ? Où a-t-il disparu ? En fait, il n'a pas du tout disparu, et nous le trouvons aujourd'hui dans le vocabulaire italien :

autore - avetogh
auguri - ayg or
Aurelia - avur Yeghia
Bocea - boz(ea)
casa - caz(a) ran
pane - panir
avere - aver, avar
essere - yes yegher
yogurt - yughord
teoria - te vor(ya)
lavoro - lav or
caro - car(q)
forno - phourn
teiera - tey yer
viso - vis
gola - gloukh
capelli - capel
poco - phoqr
baciare - pacel
angelo - angegh
cotone - khotan
teatro - thatron
terra - tegh(a)
sicuro - z'i cur
palazzo - palat
tappeto - tap (dial.), carpet
matita - matit
spugna - spung
locale - lok
morto - mortel
elegia - yeghegia
fossa - phos
orso - vors
borgo - bourg
parco - pharq
pasta - pastar
amore - amour
arrivare - ari var
partito - partel
etera - otar
stomaco - stamocs
psalmo - saghmos
fungo - sunk
tazza - thas
nave - nav
formaggio - phori magi (dial.)
botta - botel
tronco - drounq
legna - (e)ghegna
canapa - canep
urlare - vornal
andare - handart
tomba - toumb
sole - shogh(e)
cultura - koul tour
nani - manner (dial.)
certo - sert
gatto - catou
allora - ayl or
alternare - ayl teghn
altruismo - ayl(in) tour
burro - bour
matematica - mate mati ga
orologio - ororoz
tipo - tip (tpel)
arare - aror / ararel
Tevere - tever
Ascanius - azganoun
melodia - meghedi
hotel - otel, otevanel
tauro - tavar
alogeno - aghazin
alzo - hr(arz)an
governo - gavar
bollitura - boghi tour
arte - z'ard
barbugliare - barbagel
Verona - vran
Padova - pat(o)var
centro - kentron
carapace - caghapar
uno(a) - unain

En résumé, R. Ellis note qu'"il n'existe pas de ressemblance entre l'étrusque et une autre langue, mis à part l'arménien, malgré la grande distance qui les sépare. De même, dans les conditions de l'interruption de la chaîne de Thrace, l'exemple des latinisants de Valachie et des Portugais." Selon Ellis, la diffusion d'une chaîne de populations de langue arménienne de l'Arménie vers l'Italie ne s'interrompt que lorsque certains peuples syrients ou assyriens, apparus entre la Phrygie et l'Arménie, rompant leur lien ethnique, s'établissent dans la région du Parvana et la nomment Cappadoce, au sud de laquelle se forma de nouveau l'arménien. Pour l'A., la proximité de la langue étrusque avec l'arménien est si évidente que, même si le phrygien n'existait pas, il ne subsistait plus de doute sur l'origine de l'étrusque.    

Les recherches et les résultats des analyses ont considérablement élargi les limites des hypothèses avancées par R. Ellis, intégrant aussi l'Illyrie, la Mysie, la Carie, la Macédoine, la Rhétie, la Pannonie, le Norique, la Styrie et d'autres encore, à savoir que dès le début il existait une grande famille raciale qui parlait une langue, l'arménien, lequel s'est ensuite répandu progressivement dans toutes les régions du monde. Des nations se sont créées, les langues ont subi des transformations, mais les traces de la langue mère n'ont pas disparu et se sont même solidement établies dans leurs racines, et, comme en témoignent des linguistes qui font autorité, les traces de l'indo-européen ont été miraculeusement préservées, jusqu'à nos jours, dans les dialectes de la langue arménienne.

Les constructions étrusques de l'Antiquité (6ème siècle avant J.-C.) nous rappellent non seulement nos temples païens de Garni, mais ce qu'il est convenu d'appeler la "construction à colonnes" d'Arin Berd d'Erebuni (8ème siècle avant J.-C.). Pour le style identique, la forme, ainsi que le matériau utilisé, tuf et bois. Ou bien encore le style plus primitif et plus ancien de Garni, représentatif d'une période arménienne bien vivante, principalement celle des royaumes d'Ararat et de Mitanni. Comme le soulignent le Français Auguste Choisy (1841-1909), l'Autrichien Josef Strzygowski (1862-1941) et l'Arménien Vahan Kiurktchian (1863-1961), ces édifices illustrent la source de l'architecture aryenne, étant donné que les bases de l'Europe indo-européenne, qu'elle soit préchrétienne ou proto-chrétienne, ont été diffusées à partir du haut plateau arménien.

Et plus tard, ce sont les mêmes temples que l'on verra, plus grands et plus hauts, en Grèce et à Rome.

Enfin, quant au collier étrusque arborant le symbole de la svastika, découvert à Bolsena (entre 700 et 650 avant J.-C.) et conservé au Musée du Louvre, son appartenance à la famille aryenne ne fait aucun doute.

Concluons par ces mots de Robert Ellis : "Si les ancêtres des Etrusques sont arrivés d'Arménie, il ne faut pas chercher d'autres explications concernant leur caractère national et leur religion, car, outre ce que nous offre la terre de leurs origines, leurs vestiges nous le révèlent. La race d'origine arménienne était la plus apte des Aryens à porter les usages et les rites du Tigre et de l'Euphrate vers les rives du Tibre et de l'Arno. Il n'est rien d'invraisemblable dans l'hypothèse qu'une race unique ait occupé jadis les territoires situés entre Ninive et Rome; il s'agit simplement de reconnaître aux Thraces un territoire équivalent à celui que possèdent aujourd'hui encore les Indiens ou les Persans en Asie, ou les Germains et les Slaves en Europe. De même que la zone que nous savons avoir été occupée anciennement par les Celtes, dont le langage occupe de fait une étendue quasiment égale à celle de l'arménien."     

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Source :
Traduction de l'italien : © Georges Festa - 03.2015