samedi 30 janvier 2016

Inside the World's Saddest Zoo : Starving Bears And Lions Abandoned by Armenian Oligarch / A l'intérieur du zoo le plus abominable au monde : des ourses et des lions affamés, abandonnés par un oligarque arménien



Un des lions se frappant la tête contre le mur de sa cage, montrant tous les signes d'une créature rendue folle par son existence atroce.
© The Armenian Mirror-Spectator, 2016


A l'intérieur du zoo le plus abominable au monde : des ourses et des lions affamés, abandonnés par un oligarque arménien
par Allan Hall



GUMRI (DailyMail.com) - Frappant de désespoir leurs têtes contre le mur et regardant tristement à travers les barreaux de leurs cages misérables, tels sont les pensionnaires du zoo le plus abominable au monde. Le pire parc animalier au monde est aussi probablement le plus petit. Seuls trois lions, deux ourses et deux cochons d'Inde passent leurs jours ennuyeux, tenaillés par la faim, dans de minuscules cages, montrant tous les signes de créatures rendues progressivement folles par leur existence atroce. Ce qu'il reste du caprice d'un milliardaire, achetés pour l'amusement d'un oligarque arménien afin de conforter son ego et de parader devant ses amis, lors de fêtes inspirées de la jungle.

Lesquelles fêtes, ainsi que l'argent destiné à prendre soin de ces pauvres bêtes, se sont évanouies en même temps que leur propriétaire. Désormais les animaux vivotent avec un régime de famine, composé de restes d'abattoir et de plantes récupérées que leur apporte un couple de personnes âgées, se démenant pour les garder en vie.

Ce zoo se trouve dans la ville arménienne de Gumri - d'où est originaire la famille Kardashian, stars arméno-américaines de la téléréalité - mais cela fait deux ans qu'il n'a pas vu un seul visiteur payant son écot.

Ses locataires dépenaillés et hébétés - la lionne Mary, sept ans, et ses petits, Geeta, quatre ans, et Zita, deux ans, ainsi que les ourses Macha, quatre ans, et Gricha, neuf ans - sont soignés par un couple de personnes âgées qui est tout simplement tombé sur eux, un jour. Les autorités civiles refusent d'assumer la moindre responsabilité quant à ces animaux et l'on ignore ce qu'est devenu leur ancien propriétaire.

Leur sort est entre les mains de deux retraités, Hovhannès et Alvina Madoyan, vivant dans le dénuement le plus total. Hovhannès précise : "J'ai perdu mon travail. Je n'ai rien : ma femme et moi on se promenait dans ce zoo désert quand on a entendu ces cris affreux d'animaux martyrs. Nous avons découvert la lionne et son petit l'écume à la gueule, littéralement, du fait du manque d'eau."

Il poursuit : "Ma femme et moi, on ne supporte pas de voir souffrir des créatures de Dieu. On leur apporte de l'eau et puis on fabrique une sorte de repas avec un boucher du coin. Voilà comment on se débrouille, en les nourrissant avec ce qu'on peut rassembler. Pareil avec les ourses. On a découvert un vieil abri près de la cage aux lions, il y a cinq mois. "Elles sont tristes et seules et, quand elles sont s'ennuient, elles arpentent en long et en large leurs cages, montrant que l'ennui et l'inactivité les ont rendus folles. Impossible de trouver quelqu'un pour les aider. L'ancien propriétaire a fait l'objet d'une vendetta avec des mafieux locaux, le gouvernement ne veut pas s'engager et ce sont les animaux qui souffrent."

Sa femme Alvina continue : "Je pars chaque matin dans les bois chercher de la nourriture pour les ourses, mais ce n'est jamais suffisant. Quand j'ai de la chance, les gens donnent de l'avoine et des céréales, dont on fait une sorte de bouillie pour eux... La semaine dernière, on a eu la chance d'avoir le corps d'un petit poulain pour nourrir les lions. Ce n'est pas souvent qu'ils sont à la fête !"

De temps en temps, un vétérinaire se présente pour examiner les animaux de l'extérieur des cages. Mais personne n'a le moindre argent pour payer un véritable examen.

L'association de défense des animaux International Animal Rescue, basée dans le Sussex, tente de faire prendre conscience de la souffrance des animaux de ce zoo, en espérant qu'une action sera entreprise par les autorités d'Arménie, mais cette association ne collecte pas de fonds. Possédant des sanctuaires animaliers pour les orangs-outans en péril à Bornéo, l'association s'inquiète du fait qu'un rude hiver ne se révèle mortel pour les lionceaux. Un porte-parole précise : "Le sort de ces animaux ne devrait pas dépendre de la philanthropie d'un couple de personnes âgées, qui ont à peine de quoi vivre. Ils endurent une situation atroce. Nous avons besoin de collecter suffisamment d'argent pour qu'ils soient transférés dans un lieu où l'on puisse mieux s'occuper d'eux."

Pour plus d'informations sur cette entreprise de sauvetage ou de précisions sur les dons, veuillez contacter par courriel ecocoalitionarmenia@gmail.com.      

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Traduction : © Georges Festa - 01.2016